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Faits divers – Justice DOSSIER : L'explosion de Bas-en-Basset

Explosion à Bas-en-Basset : satisfaction et espoirs pour les familles après l'ouverture d'une information judiciaire

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Par , France Bleu, France Bleu Saint-Étienne Loire

Les familles se disent satisfaites après la décision du Procureur du Puy-en-Velay d'ouvrir une information judiciaire dans l'affaire de Bas-en-Basset. Un juge d'instruction va rouvrir l’enquête sur la mort de trois adolescents dans l'explosion d'une maison abandonnée de la commune en juin 2015.

Les proches de Tristan, Bastien, Maxime et Robin veulent connaitre la vérité sur l'explosion
Les proches de Tristan, Bastien, Maxime et Robin veulent connaitre la vérité sur l'explosion © Maxppp -

Bas-en-Basset, France

C'est une première victoire pour les familles. Elles avaient déposé une plainte avec constitution de partie civile en avril dernier pour permettre une réouverture de l'enquête sur l'explosion de cette maison de Bas-en-Basset le 13 juin 2015, dans laquelle trois adolescents avaient été tués. Un quatrième avait été grièvement blessé. 

L'enquête avait été classée sans suite il y a 18 mois. Mais grâce à cette plainte, le Procureur de la République du Puy-en-Velay a décidé d'ouvrir une information judiciaire et de saisir un juge d'instruction. Il va pouvoir rouvrir l'enquête.  

On espère qu'on aura enfin des réponses à toutes ces nombreuses questions

"On était complètement choqué et déçu du classement sans suite de cette affaire, raconte le père d'une des victimes, Sylvain Charnay. Ce qu'on attend c'est que toutes nos questions qu'on se pose et qui sont restées sans réponse, et bien on espère qu'avec de nouveaux enquêteurs on aura enfin des réponses à toutes ces nombreuses questions."

Malgré tout, Sylvain Charnay a conscience que l'enquête sera difficile. Quatre années se sont écoulées, mais il reste optimiste : "Depuis quatre ans il y a eu beaucoup de "baclage" si on peut dire et il y a des choses importantes qui pourront difficilement être exploitées. Je pense notamment à la maison qui a été détruite rapidement. Mais bon, il y a quand même, malgré tout, des empreintes ADN qui n'ont pas été identifiées, il y a le bornage téléphonique qu'on avait demandé, sur lequel on a toujours refusé de travailler, il y a des personnes qui n'ont toujours pas été interrogées, il y a malgré tout beaucoup de zones d'ombre qui n'ont pas été complètement élucidées, ou en tout cas des investigations n'ont pas été faites". 

Pour les familles des victimes, la principale question est toujours en suspens : d'où viennent les produits explosifs retrouvés dans la maison ? "On nous a dit que ce ne sont pas nos garçons qui ont fabriqué des explosifs, donc il faudra bien qu'on arrive un jour ou l'autre à savoir qui est-ce. Comment c'est arrivé là. Qui a fabriqué ça".