Faits divers – Justice

Béarn : le couple d'infirmiers toxicomanes détournait des médicaments à base de morphine

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 18:09

Le commissariat de Pau
Le commissariat de Pau © Radio France - Daniel Corsand

C'est la triste histoire d'un couple toxicomane, réduit à voler dans les pharmacies des hôpitaux où il travaillait pour se procurer des dérivés de morphine. Ces infirmiers ont été arrêtés ce mercredi à Pau.

Un couple d'infirmiers toxicomanes a été arrêté ce mercredi par les policiers de Pau pour des vols de médicaments. Ils ont 40 ans tous les deux. Ils vivent dans les Hautes-Pyrénées. Ils sont mariés. La justice leur reproche une série de vols, durant l'année 2017, dans les établissements hospitaliers où ils ont réalisé des missions d'intérim. Chez nous dans les Pyrénées-Atlantiques mais aussi dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. Ils ont volé des dérivés morphiniques pour assouvir leurs addictions.

Une triste histoire

C'est la triste histoire d'un couple englué dans la drogue depuis des années. Pour faire face, ils suivent un traitement avec des produits de substitution type méthadone. Mais ces ersatz sont insuffisants. Alors la tentation est sans doute trop grande de se servir dans les pharmacies des établissements où ils effectuent des missions. On leur reproche une dizaine de vols, quelques ampoules par ci, quelques gélules par là. Des médicaments à base de morphine. Tantôt c'est lui qui vole, mais le plus souvent c'est elle.

Pas de trafic, que de la consommation personnelle

Dans les hôpitaux, les médicaments sont évidemment comptés. Ils ne pouvaient que se faire prendre. Parfois on les a vus, et d'autres fois les disparitions avaient toujours lieu pendant leurs services. D'ailleurs ils ont reconnu les faits en garde à vue. Ils ont raconté aux enquêteurs leurs vulnérabilités. Ils ont consommé les produits qu'ils ont volé. Il n'y a pas le moindre trafic. Compte tenu du profil des suspects et des quantités volées, les enquêteurs et la justice les croient. Le couple a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ils ont interdiction d'exercer en attendant leur procès le 30 janvier prochain.