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Faits divers – Justice

Béarn : un mois de juillet "catastrophique" sur les routes

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Par , France Bleu Béarn

Depuis le début du mois de juillet, sept personnes sont mortes sur les routes du Béarn, c'est plus que sur les six premiers mois de l'année réunis. Le Préfet Éric Spitz annonce un renforcement des contrôles, et demande plus de vigilance et d'attention sur la route.

Douze personnes sont mortes sur les routes du Béarn depuis le début de l'année (photo d'illustration).
Douze personnes sont mortes sur les routes du Béarn depuis le début de l'année (photo d'illustration). © Maxppp - Jean-Pierre Balfin

Pyrénées-Atlantiques, France

Douze personnes sont mortes en Béarn suite à un accident de la route depuis le début de l'année, après un mois de juillet tristement record où sept personnes ont perdu la vie. C'est le pire bilan sur une première moitié d'année depuis 2014 où 15 personnes étaient décédées.

"On veut que ça s'arrête"

L'année 2018 avait connu un recul du nombre de morts sur la route : à la même époque l'an dernier, 3 personnes seulement étaient mortes sur les routes en Béarn. Le préfet Eric Spitz qui a pris ses fonctions en début d'année reconnaît que ce mois de juillet est particulièrement dramatique : "Après six mois exceptionnels en début d'année, ce mois de juillet est catastrophique. Vous savez que deux-tiers des radars ont été détruits dans le département, plus un seul ne fonctionne sur la N134 entre Pau et Oloron... Nous sommes en train de les remplacer par des radars plus performants mais toujours est-il qu'il y a visiblement un relâchement des comportements, et avec le temps, ce sentiment d'impunité qui se propage ; cela explique d'ailleurs que la plupart des accidents mortels ont été causés par des pertes de contrôle sans forcément de choc avec un autre véhicule". Eric Spitz promet une réponse forte à cette situation : "Avec le parquet nous allons encore multiplier les contrôles, accélérer le remplacement des radars puisque visiblement il n'y a que la répression qui fonctionne, mais quand même continuer les actions de prévention. Il ne faut pas que les comportements se relâchent, nous sommes toujours malgré ce mois dramatique dans une année qui est moyenne-bonne, il faut absolument que cette mauvaise série s'achève".

Eric Spitz, le préfet des Pyrénées-Atlantiques. - Radio France
Eric Spitz, le préfet des Pyrénées-Atlantiques. © Radio France - DG

Eric Spitz, préfet des Pyrénées-Atlantiques : "Visiblement il n'y a que la répression qui fonctionne"

Ces accidents ont eu lieu à Bizanos, Arette, Buziet, la Pierre-St-Martin, Salies-de-Béarn et Artiguelouve. À Artiguelouve, c'est sur la D2 (la route de Mourenx) qu'une mère de famille est morte, percutée de face par un véhicule arrivé de la voie d'en face. Henri et Christine Melet habitent juste à côté du lieu de l'accident, à l'entrée du chemin de Merron, le jour de l'accident ils ont tout entendu, et étaient les premiers sur place. "Nous sommes malheureusement aux premières loges, déplore Christine Melet, on entend tout, on voit tout... Et ce que l'on voit c'est vraiment pas beau : c'est de l'incivisme, les gens ne respectent pas le code de la route. Qu'il y ait une ligne blanche, un stop, ou un radar, ça ne sert à rien, quand il veulent doubler, ils doublent". Quand Christine et Henri arrivent de Pau, ils sont obligés de couper la route de Mourenx pour accéder à leur chemin, un dégagement matérialisé par un zébra le permet, mais certains doublent quand même à cet endroit là, alors c'est à chaque fois une épreuve : "Ils nous regardent droit dans les yeux et nous klaxonnent, alors à chaque fois qu'on prend la route ne serait-ce que pour aller chercher notre baguette ou notre journal, on serre les fesses et on se dit « Mon Dieu... », quand on attend du monde on se demande toujours s'ils vont arriver".

Pour ne plus revivre pareil drame, les Melet ont écrit aux élus départementaux, en leur proposant de venir sur place afin de constater par eux-mêmes la dangerosité du lieu. "On ne va pas lâcher le morceau, promet Christine Melet, on veut une protection ici comme cela a été fait à Laroin par exemple où la vitesse est limitée à 50km/h, où il y a des plots et un rond-point... Les gendarmes y sont trois fois par semaine. Les gens ont encore la peur du gendarme, mais nous en 40 ans, on n'a jamais vu un radar devant chez nous".

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