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Beaucoup plus de candidatures pour devenir réserviste dans l'Yonne

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C'est l'une des conséquences des attentats de Paris : les demandes pour être réserviste de la gendarmerie ou de la police sont en forte augmentation. Et l'Yonne ne fait pas exception à la règle.

Les réservistes André et Michaël, et le lieutenant-colonel Le Querrec
Les réservistes André et Michaël, et le lieutenant-colonel Le Querrec © Radio France - Benoît Jacobo

Le site Minotaur.fr, c'est-à-dire le site de la réserve de la gendarmerie, connaît un engouement sans précédent dans l'Yonne, avec des candidatures chaque jour depuis les attentats de Paris.

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Sur le terrain, rien ne distingue un gendarme "d'active" d'un réserviste. Même uniforme, gilet pare-balles, menottes, pistolet. Michaël Krafft est devenu réserviste il y a 3 ans, avec une conviction chevillée au corps, celle de "se sentir utile, auprès de la population et de la gendarmerie". Ses missions, comme les patrouilles ou le transfèrement de prisonniers, il les mène en parallèle de ses études. "C'est suivant les disponibilités. Les missions nous sont proposées, pas imposées. On trouve toujours le temps, plus ou moins selon les années, de pouvoir renforcer la gendarmerie".

André De Waele, lui, est à la retraite. Derrière lui, comme une évidence, 36 années et 9 mois de gendarmerie. "C'est vrai que si je peux trouver des renseignements, apporter quelque chose à la brigade, les soulager un peu - car ils ont beaucoup de travail, surtout en ce moment - ça me fait plaisir. Mais on ne peut pas remplacer un gendarme."

"On ne fait pas n'importe quoi, on ne joue pas les cow-boys" (le réserviste André De Waele)

Face à l'intérêt renouvelé pour la réserve opérationnelle, André De Waele met en garde : on ne s'engage pas à la légère. "C'est bien de le faire, mais il faut bien réfléchir avant. Parce qu'il y a des responsabilités, on ne fait pas n'importe quoi, on ne veut pas de cow-boys par exemple. La personne qui a envie de servir doit avoir mûri son projet".

Pour le lieutenant-colonel Jean-François Le Querrec, le responsable Relations Humaines de la réserve de la gendarmerie dans l'Yonne, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Mais il faut que les candidats puissent aussi s'engager dans la durée : "On se félicite de ce sursaut citoyen mais tout le monde ne pourra pas devenir réserviste. Il y a quand même quelques étapes avant, notamment suivre une préparation militaire gendarmerie. Le fait d'avoir une tenue de gendarme dans sa garde-robe ne suffit pas, il faut aussi pouvoir être disponible, s'engager, année après année. C'est donc un engagement initial qui demande à être confirmé dans les faits".

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En moyenne, un réserviste est en mission 17 jours par an. Et le lieutenant-colonel Jean-François Le Querrec de poursuivre : "Sur les 205 réservistes opérationnels du groupement de l'Yonne, il y a une trop forte proportion que je ne vois pas suffisamment".

Les réservistes opérationnels de la gendarmerie gagne 50 à 100 euros par jour, selon le grade.

Depuis les attentats, les missions des réservistes sont un peu plus nombreuses dans l'Yonne. Un peu seulement, car le budget de 300 000 euros n'a pas été augmenté pour le moment.

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