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Faits divers – Justice

Mort d'un bébé secoué à Seloncourt : sept ans de prison pour la nounou

7 ans d'emprisonnement, c'est la peine prononcée ce mardi par la cour d'assises du Doubs à l'encontre d'une nounou de Seloncourt dans le Pays de Montbéliard. Elle a reconnu avoir secoué le bébé de 4 mois dont elle avait la garde. L'enfant était mort des suites de ses blessures en octobre 2014.

Deux jours de procès pour la nourrice de Seloncourt
Deux jours de procès pour la nourrice de Seloncourt © Radio France - Christophe Mey

Seloncourt

Elle avait d'abord nié toute responsabilité, avant de reconnaître quelques mois plus tard avoir commis l'irréparable : une assistante maternelle de Seloncourt dans le Pays de Montbéliard a été condamnée ce mardi à sept ans de prison pour violences sur mineur ayant entraîné la mort. En septembre 2014, elle avait secoué violemment le bébé de quatre mois dont elle avait la charge. Le nourrisson, transporté d'urgence au CHU de Besançon, est mort dix jours après les faits.

C'est le service des urgences pédiatrique de Besançon qui avait alerté la justice, car l'enfant présentait tous les symptômes du syndrome du bébé secoué.  La nourrice, placée en garde à vue, avait affirmé qu'elle n'y était pour rien. L'enquête et les expertises médicales avaient démontré le contraire. Finalement c'est de son propre chef que huit mois après le drame, la nounou s'était présentée aux enquêteurs pour avouer son geste.

Lors des deux jours du procès devant la cour d'assises du Doubs, l'accusée, prostrée et en larmes, a renouvelé ses aveux, confirmant qu'à deux reprises, à dix jours d'intervalle, elle avait, selon ses termes, "perdu le contrôle" face aux pleurs incessants du bébé, et qu'elle l'avait secoué. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé" dit-elle à la cour, "je ne suis pas une mauvaise personne, j'ai fait comme j'ai pu, je n'y suis pas arrivée". Une reconnaissance de culpabilité, mais la famille de la petite victime n'a pas véritablement entendu les explications qu'elle attendait lors de ce procès. 

Pour l'avocate des parties civiles, Maître Géraldine Hudson, la nourrice "n'est pas autre chose qu'un bourreau, elle a secoué le petit garçon comme une vulgaire poupée de chiffon, lui hurlant dessus, en ayant nécessairement conscience du mal qu'elle fait".  L'avocat général demande aux jurés de reconnaître l'incommensurable chagrin de la famille du petit garçon, elle requiert dix ans de réclusion criminelle : "Ça ne peut pas être un geste anodin, ça implique trop de force", estime-t-elle. 

Maître Pierre-Henri Surdey, le défenseur de la nounou, tente de démontrer qu'il ne s'agit pas d'un crime à proprement parler mais d'un geste commis par une femme "qui n'était pas en mesure de peser les conséquences de ses actes", il demande à la cour de prononcer une peine "utile", qui ne dépasse pas les cinq ans. 

Après plus de trois heures de délibéré, les jurés ont finalement condamné l'assistante maternelle à sept ans d'emprisonnement, avec interdiction d'exercer pendant cinq ans après sa libération toute activité en contact avec des enfants. 

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