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"Bébé secoué" aux assises d’Ille-et-Vilaine : "On veut la vérité pour Jeanne", réclament ses parents

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Une ancienne assistante maternelle de 63 ans comparait depuis ce mardi 28 janvier à Rennes devant les assises d’Ille-et-Vilaine. Elle est accusée d’avoir secoué un bébé de quatre mois en avril 2014 à Guipry-Messac (Ille-et-Vilaine).

Le Parlement de Bretagne qui abrite la Cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine.
Le Parlement de Bretagne qui abrite la Cour d'Assises d'Ille-et-Vilaine. © Radio France - Benjamin Fontaine

Que s’est-il passé le 28 avril 2014 chez Sylvie M. à Guipry-Messac ? Cette ancienne assistante maternelle a-t-elle secoué Jeanne, un bébé de quatre mois ? Est-elle responsable des lourds handicaps qui touchent aujourd’hui la petite fille de six ans ? Pendant quatre jours, six jurés de la Cour d’Assises d’Ille-et-Vilaine vont tenter de répondre à ces questions. 

Le procès d’une ancienne assistante maternelle s’est ouvert ce mardi 28 janvier à Rennes. Dans le box des accusés, Sylvie M., 63 ans comparaît libre. Pour la première fois depuis six ans elle fait face aux parents qui l’accusent d’avoir secoué leur bébé de quatre mois.

"On a eu l'impression d'être dans un cauchemar"

Le 28 avril 2014, Jeanne est déposée par son père chez sa nourrice vers 7h45. C'est sa première journée. La nounou lui donne son biberon quelques minutes plus tard. Mais en fin d'après-midi, lorsque la mère de Jeanne récupère sa petite, plus rien ne va. "Je ne reconnais plus ma fille. Elle avait les yeux à l’envers. Ce n'est pas son regard. Il n'y a plus de lien avec elle," raconte Mélissa, 35 ans.

La maman conduit sa petite fille chez le médecin de famille qui recommande une hospitalisation d’urgence. "Les médecins nous disent que la petite ne va peut-être pas passer la nuit. On est sous le choc. On a l'impression d'être dans un cauchemar."

La nourrice ne signale rien d'anormal

Durant la journée, le bébé a pleuré, a eu du mal à avaler son biberon. Jeanne a semblé agitée. Au moment de changer sa couche, sa tête serait partie en arrière, rien d'inquiétant pour la nourrice qui n'a rien signalé de particulier à la maman. "Jeanne allait vraiment bien le matin. Elle ne pleurait pas et les jours précédents il n’y avait rien eu d’anormal," confie le père à la barre. Les différents examens et rapports de médecins sont formels. Jeanne a été victime du syndrome du "bébé secoué". Un signalement est réalisé et une enquête s’ouvre. 

En garde à vue, la nourrice nie. "Je n’ai rien fait à la petite," répète-t-elle devant les jurés. Pour les parents, il n’y a pas de doute, l'assistante maternelle est responsable. "On veut des réponses. Pourquoi y-a-t-il eu ce geste ? On veut savoir pour Jeanne," sanglote la mère de famille. "Elle n’a rien faire pour la protéger, elle n’a pas appelé le médecin, pas appelé les urgences, elle n’a pas cherché à nous joindre non plus." Pourtant, la nourrice a bien passé un appel à son médecin en début d'après-midi le 28 avril, mais lors de sa première garde à vue elle n’en avait pas le souvenir. 

Des experts médicaux attendus à la barre

Les témoignages de parents recueillis par les enquêteurs parlent d’une nourrice ordonnée, travailleuse, compétente. Certains évoquent tout de même une femme capable de s’énerver quand un bébé ne souhaite pas boire son biberon.

Pendant trois jours les experts vont se succéder à la barre pour livrer leur rapports sur l’état de santé de Jeanne, sur les diagnostics réalisés en 2014. De nouveaux éléments devraient également être apportés sur la personnalité de la nourrice. Elle risque 15 ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu vendredi 31 janvier.

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