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Bébé secoué à Caen en 2016 : le rapport qui accable le père et met en cause la mère

Un homme et une femme de 28 ans sont jugés par la cour d'assises du Calvados pour la mort de leur bébé âgé de deux mois en avril 2016 à Caen. Un rapport médical contredit la version du père qui dit n'avoir secoué son enfant qu'une seule fois. Et fragilise la version de la mère qui n'aurait rien vu.

La cour d'assises du Calvados juge pendant trois jours un jeune couple pour la mort de son bébé en avril 2016.
La cour d'assises du Calvados juge pendant trois jours un jeune couple pour la mort de son bébé en avril 2016. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Depuis le début, le père de l'enfant ne reconnait qu'un seul épisode de violences sur le bébé. "Un ou deux jours avant sa mort", affirme-t-il. Mais une expertise médicale vient changer la donne. Le médecin légiste anatomopathologiste est formel. Il y a eu plusieurs épisodes de violence sur le bébé né en 2016, dont au moins deux secouements. "Un qui a lieu six à sept jours avant, auquel il aurait pu survivre avec des séquelles. Un second immédiatement avant l'arrêt cardio respiratoire qui lui a été fatal", détaille le docteur Stéphane Triau. 

"Elle reproduit malgré elle, mais en pire son histoire familiale"

Se pose alors la question du rôle de la mère, dont l'attitude est ambiguë depuis le début de l'audience. La jolie jeune femme blonde présente l'image d'une mère aimante, qui voulait avoir plein d'enfants, "pour construire la belle famille que je n'ai jamais eu". Violée par son père, puis par son beau-père, elle reproche à sa mère de n'avoir rien voulu voir à l'époque. "Mais, avec ses propres enfants, elle reproduit malgré elle, mais en pire l'histoire familiale" estime l'expert psychologue. 

La mère victime du syndrome de Stockholm selon le psychologue

Frappée par son compagnon pendant sa première grossesse en 2013, sa belle sœur se souvient l'avoir vue "couverte de bleus", elle encaisse sans demander d'aide. Mais trois mois après la naissance, elle sollicite le placement du bébé. "Il m'avait frappée dans la chambre du petit. C'est le déclencheur. J'avais peur qu'il lui arrive la même chose qu'à moi". Mais pour le deuxième enfant, elle ne remarque rien. Son compagnon qui sort de prison a changé assure-t-elle. "Chez elle, la peur conduit à la sidération", poursuit le psychologue, qui évoque "le syndrome de Stockholm, où la victime s'identifie à son agresseur, tantôt très gratifiant et enjôleur, tantôt ultra violent".

Pourquoi n'est-elle pas allée à la consultation PMI la veille du drame ?

Son amour maternel n'est pas à remettre en cause. Mais comment alors n'a-t-elle pas pu voir son enfant allait mal ? "Pourquoi ne pas être allée à la consultation à PMI (protection maternelle et infantile) le 21 avril, la veille du drame ?" demande la présidente. "Parce que j'avais pas envie de sortir ce jour là, je sais plus moi", lâche-t-elle. Des réponses qui peuvent paraître courtes étant donné l'imminence de la mort de l'enfant. Elle encourt sept ans de prison pour non dénonciation de maltraitance et non assistance à personne en danger. Le père risque lui 30 ans de réclusion criminelle pour coups mortels. Il est également jugé pour des violences sur le premier enfant, aujourd'hui âgé de six ans et placé en famille d'accueil.

Le verdict sera rendu vendredi soir. 

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