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Bébé secoué : un homme condamné à 8 ans de prison par la cour d'assises de la Mayenne

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Par , France Bleu Mayenne

Un homme de 24 ans a été reconnu coupable, ce vendredi, de violences volontaires commises sur un bébé de 4 mois. Les faits remontent au mois de décembre 2015 à Laval. Il a été condamné à 8 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Mayenne.

Salle des audiences au tribunal de Laval
Salle des audiences au tribunal de Laval © Radio France

Ce vendredi, après 4 heures de délibéré, le jury de la cour d'assises de la Mayenne a reconnu coupable un homme de 24 ans dans une affaire de bébé secoué. Il a été condamné à 8 ans de prison et aussitôt placé en détention. 

Les jurés n'ont pas suivi les réquisitions de l'avocate générale qui avait réclamé une sanction de 10 ans de prison "à la hauteur de la peine causée" avait-elle expliqué. 

Les faits remontent au mois de décembre 2015 à Laval. Un matin, la maman laisse à son compagnon la garde du nourrisson pour déposer ses filles à l'école et faire quelques courses. D'après le jeune homme, le bébé aurait fait un malaise et pour le stimuler l'a secoué légèrement selon lui. Hypothèse exclue par les experts médicaux vu les lésions neurologiques irréversibles. 

La fillette est aujourd'hui dans un centre spécialisée à Tours. Elle est aveugle, elle ne bouge presque pas, elle ne peut s'alimenter toute seule. "Sa vie normale s'est arrêtée à l'âge de 4 mois. Sa vie de fille, d'ado, de femme, de mère, ça n'existera jamais" a martelé l'avocate des parties civiles. "Mais il n'y pas eu la volonté de faire du mal, il est responsable, il a paniqué" a plaidé l'avocat de la défense. Le jeune homme, lui, demande pardon, regrette, avoue avoir mal agi. Un pardon que la maman ne semble pas prête à accepter. La vie d'un enfant et celle d'une famille a été brisée en quelques secondes. 

La fin de ce procès a été mouvementée. Pendant que le jury délibérait, la police a demandé à des proches et des parents du jeune homme, qui patientaient dans la salle des pas perdus, de quitter le tribunal. Ils auraient menacé la mère de famille, des tentatives d'intimidation, des menaces de représailles en cas de condamnation. 

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