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Belfort : deux salles de prière clandestines fermées par la préfecture, qui dénonce "un repli communautaire"

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Belfort-Montbéliard

A Belfort, deux salles de prières clandestines sont fermées depuis le 19 mars dans les quartiers de la Pépinière et des Résidences, sur décision de la préfecture. Elle suspecte des liens avec une branche de l'islam sunnite de Turquie.

Un coran - Image d'illustration
Un coran - Image d'illustration © Maxppp - L'INDEPENDANT

L'information a été révélée ce jeudi 25 mars par nos confrères de l'Est Républicain, et confirmée par la préfecture du Territoire de Belfort : deux salles de prière clandestines ont été fermées sur décision du préfet le 19 mars, dans les quartiers de la Pépinière et des Résidences.

Une mesure de fermeture administrative

La police est intervenue au centre socio-culturel de la rue Paul-Éluard à la Pépinière, qui abritait une "salle de prière non déclarée", confirment les services de la préfecture. Ce centre avait été sanctionné par une mesure de fermeture administrative quelques semaines plus tôt pour avoir notamment organisé l'accueil non déclaré d'une quarantaine d'enfants âgés de 4 à 7 ans. La préfecture suspecte l'association de pratiquer des activités cultuelles en se cachant derrière un soutien scolaire et d'être rattachée à une branche de l'islam sunnite basée en Turquie. "Il n'y avait aucun professionnel avec les qualifications requises. Le seul salarié avait besoin d'un traducteur car il ne parlait pas français", indique le préfet du Territoire de Belfort, Jean-Marie Girier. Le centre social ouvrait le mercredi, le samedi et durant les vacances scolaires, avec un programme quasi-exclusivement tourné vers l'étude de l'Islam : "Conférence de Coran, leçon de sourate, prière de midi, etc...", liste la préfecture. Rien de répréhensible devant la loi, mais "un ensemble d'indicateurs qui caractérisent le repli communautaire", explique Jean-Marie Girier, qui rappelle que tout cela était non déclaré. En lien avec l'Education nationale, la préfecture va également vérifier si certains des enfants sont inscrits en instruction à domicile.

Une quinzaine de fidèles avait également été verbalisés le même jour pour non respect des gestes barrières et du port du masque. Pour toutes ces raisons, le centre a écopé d'une fermeture administrative de deux mois, et une plainte a été déposée par la préfecture auprès du procureur de la République. "On a mobilisé tous les outils administratifs dont on dispose pour mettre fin à ces occupations qui, de surcroît, nous posaient un problème par rapport aux respect des règles de la République", indique Jean-Marie Girier.

La "maison de la sagesse" aux Résidences ferme également

Une autre association, la "maison de la sagesse" aux Résidences, a également été fermée, confirment les services de l'Etat. Elle accueillait, elle aussi, une « salle de prière clandestine » sans aucune déclaration. Ses locaux ne respectaient pas non plus les dispositions en vigueur pour un accueil du public dans les règles. Elle s'est dissoute le lendemain du contrôle, le 20 mars dernier. "Une association qui se dissout le lendemain d'un contrôle, sans doute qu'elle avait quelque chose à cacher", estime le préfet, Jean-Marie Girier.

"Il s'agit maintenant de suivre les principaux responsables pour être sûr qu'ils ne recréent pas une salle de prière clandestine", estime de son côté le maire de Belfort Damien Meslot. "Je rappelle qu'il y a quatre mosquées à Belfort, qui accueillent parfaitement bien les fidèles musulmans, donc il n'y a aucune raison d'avoir des prières de rue, de cave ou des pseudos centres socio-culturels".

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