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Faits divers – Justice

Belfort : fin de l'opération Sentinelle, le maire redoute le pire

dimanche 23 juillet 2017 à 7:00 Par Thomas Séchier et France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Belfort-Montbéliard

Les 27 militaires de l'opération Sentinelle déployés à Belfort vont quitter la ville. Damien Meslot (LR) demande à la ministre des Armées de revenir sur sa décision, alors que la menace terroriste reste élevée.

Damien Meslot
Damien Meslot © Radio France - Christophe Beck

Belfort, France

C'est un Damien Meslot en colère qui a reçu la presse ce samedi matin. En cause : le départ annoncé des 27 militaires de l'opération Sentinelle qui patrouillaient dans la ville depuis le printemps 2016.

"Les Belfortains vont être moins bien protégés" (Damien Meslot)

C'est le préfet du Territoire de Belfort qui a informé le maire de la ville. Ce dernier a décidé d'écrire à la ministre des Armées, Florence Parly, pour lui demander de maintenir le dispositif. Selon lui, le risque terroriste est aussi élevé dans le département que sur l'ensemble du territoire national.

"Ce dispositif permettait d'assurer un haut niveau de sécurité aux Belfortains" (Damien Meslot)

Damien Meslot rappelle qu'au mois de juin, deux individus ont été interpellés par la DGSI à Belfort. En mai, une opération anti-terroriste menée par le RAID avait eu lieu dans le quartier de la Pépinière .

Sentinelle sera toujours déployée... mais depuis Mulhouse

Contactée par France Bleu Belfort-Montbéliard, la directrice de cabinet du préfet du Territoire de Belfort a admis que les militaires déployés à Belfort allaient quitter la ville. "Tout n'est pas encore arbitré, mais on évoque un regroupement des sections de Belfort et de Mulhouse", explique Sabine Oppilliart. "Les militaires interviendront à la fois dans le Haut-Rhin ou dans le Territoire de Belfort, en fonction des besoins dictés par le préfet".

"Les militaires de Sentinelle seront présents à Belfort, pas autant qu'aujourd'hui, mais en fonction des besoins" (Sabine Oppilliart)

En clair, les grosses manifestations terrifortaines (comme les Eurockéennes, le FIMU ou le feu d'artifice de Belfort) pourront être surveillées par les forces de l'opération Sentinelle.

"Je ne paierai pas des sociétés privées avec l'argent public" (Damien Meslot)

Il n'empêche que la présence des militaires de Sentinelle sera moins importante à l'avenir dans la cité du Lion. Et pour Damien Meslot, il ne sera pas question de pallier à leur départ en faisant appel à des sociétés privées. "Le gouvernement nous prive déjà de la taxe d'habitation, et va encore rogner les aides aux collectivités. Cela suffit." Et de rappeler qu'il a déjà augmenté les effectifs de la police municipale à 28 agents, et qu'il a doté la ville de 82 caméras de vidéosurveillance.

Revoir "en profondeur l'opération Sentinelle" (Macron)

Lors d'un discours le 13 juillet devant la communauté militaire, le président Emmanuel Macron avait annoncé une refonte en profondeur de l'opération Sentinelle "afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace".

Le déploiement massif de soldats (7 000 pour cette opération) sur le territoire national fait débat, certains politiques et militaires s’interrogeant sur son efficacité par rapport à l’effort demandé aux armées.

La lettre envoyée par Damien Meslot à la ministre des Armées Florence Parly - Radio France
La lettre envoyée par Damien Meslot à la ministre des Armées Florence Parly © Radio France - Thomas Séchier