Faits divers – Justice

Belfort : une quarantaine de jeunes en danger de radicalisation

Par Jules Brelaz, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu mardi 8 novembre 2016 à 8:27

Une quarantaine de jeunes du Territoire de Belfort sont "suivis" par les forces de l'ordre pour risque de radicalisation.
Une quarantaine de jeunes du Territoire de Belfort sont "suivis" par les forces de l'ordre pour risque de radicalisation. © Maxppp - Maxppp

Dans le Territoire de Belfort, une quarantaine de jeunes sont "suivis" de près en raison d'un risque de radicalisation. C'est le préfet Hugues Besancenot qui l'a révélé mardi matin sur France Bleu Belfort-Montbéliard.

Quasiment un an après les attentats du 13 novembre à Paris, la menace terroriste n'épargne "aucun département". Ainsi dans le Territoire de Belfort, une quarantaine de jeunes ont été signalés aux services de l'Etat car ils sont susceptibles de se radicaliser, a révélé mardi matin Hugues Besancenot, le préfet du Territoire de Belfort.

"Ça ne veut pas dire nécessairement que ce sont des personnes qui sont radicalisées. Ce sont des personnes qui, par leur comportement, leur attitude, peuvent inquiéter leurs proches, leur enseignants, peuvent inquiéter les travailleurs sociaux et ce sont ces personnes qui nous sont signalées", dévoile Hugues Besancenot.

Signalés par le biais du n° Vert Stop-Djihadisme, le 0 800 00 56 96, ces jeunes sont surveillés par la cellule départementale de suivi de la radicalisation au sein de laquelle siègent le préfet et la procureur de la République de Belfort.

28 perquisitions administratives et de plus en plus de filles radicalisées

Le profil des jeunes surveillés dans le Territoire de Belfort évolue. "Nous avons été frappés depuis plusieurs mois, les gens sont de plus en plus jeunes, ils suivent malheureusement les sites internet du djihadisme. Il y a un certain nombre de filles qui sont en cours de radicalisation, alors qu'au début elles étaient peu présentes", explique Hugues Besancenot.

Invité mardi matin de France Bleu Belfort-Montbéliard, le préfet a dressé le bilan de l'état d'urgence en vigueur depuis bientôt un an. "Vingt-huit perquisitions administratives ont été menées dans le territoire depuis septembre 2015, aucune n'a donné d'éléments probants, ce qui est rassurant". Hugues Besancenot a cependant rappelé qu'"il n'y a plus de territoire en France qui peut être épargné. Nous sommes tous à la merci d'un attentat qui peut survenir à tout moment".