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Faits divers – Justice

Bergerac : un jeune homme de 23 ans condamné à un an de prison ferme pour violences conjugales

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Par , France Bleu Périgord

Un bergeracois de 23 ans a été condamné à un de prison ferme et six mois avec sursis cet après-midi par le tribunal de Bergerac pour violences sur sa compagne. Ce samedi 6 juillet, il l'a frappée à coups de poings et de pieds avant d'être interpellé par la police.

Le jeune homme a également été condamné pour outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique (illustration)
Le jeune homme a également été condamné pour outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique (illustration) © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

Bergerac, France

Un jeune homme de 23 ans a été condamné, par le tribunal de grande instance de Bergerac en comparution immédiate, à un an de prison ferme et six mois avec sursis pour violences conjugales. Ce samedi 6 juillet, alors qu'il était fortement alcoolisé, il a frappé sa compagne à coups de poings et de pieds. Les policiers qui se sont occupés de sa garde à vue se sont également constitués parties civiles : ils ont été menacés de morts ainsi que leur famille. 

Violences répétées

Pendant l'audience, le tribunal de Bergerac a rappelé que le jeune homme avait déjà été condamné, à huit reprises, pour des faits de violences, vols avec ruse ou encore conduite sans permis et refus d'obtempérer. Le jeune bergeracois était donc en récidive au moment des faits. Sa compagne avait déjà déposé une dizaine de mains courantes contre lui pour des violences verbales et physiques depuis 2017. "Avant tout allait bien, mais depuis sa sortie de détention en 2017 il est devenu violent et c'était de pire en pire", explique l'avocate de la jeune femme. 

"Il va finir par la tuer"

Les faits de violences ont eu lieu ce samedi 6 juillet, en fin d'après-midi, alors que le jeune homme rentrait ivre chez lui. Très jaloux, il a demandé à sa compagne de lui passer son téléphone portable pour vérifier "si elle ne le trompait pas". Alors qu'elle allait lui donner, le ton est vite monté et il l'a giflée. S'en sont suivi des coups de poing avant que la jeune femme ne parvienne à sortir de l'appartement en appelant au secours. C'est à ce moment-là que des voisins interviennent. L'un d'entre eux reçoit alors un coup de poing de l'accusé et se défend. Après s'être remis, le bergeracois se retourne vers sa compagne et lui assène un coup qui l'a fait tomber. Elle reçoit ensuite plusieurs coups de pieds : "d'une très grande violence, avec la volonté de faire mal" expliquent les témoins. 

Il prenait de l'élan pour donner des coups de poing et de pieds. C'était d'une grande violence, il voulait lui faire mal" - L'un des témoins.

La victime se réfugie finalement chez une voisine, avec ses deux enfants. L'homme parvient lui à se cacher avant l'arrivée de la police. Il termine finalement sa soirée en boîte de nuit où il consomme de nouveau de grandes quantités d'alcool. Sur place, il aurait appelé sa compagne et l'aurait menacée de mort et insultée, ce qu'il nie. Ça n'est que le lendemain matin, vers six heures qu'il se rend chez ses parents. Son père arrive alors à le convaincre de le suivre au commissariat, où il sera interpellé devant les locaux. Entendu par la police, le père du jeune homme explique avoir aidé sa belle-fille et recueilli ses petits-enfants. Il témoigne d'un fils "violent depuis longtemps" et dit son inquiétude pour la jeune femme : _"Il est dangereux. Il va finir par la tuer, il faut que ça s'arrête"_, a-t-il dit dans sa déposition. 

Impulsif

Tout au long de l'audience, l'accusé s'est montré impulsif : à de nombreuses reprises il est repris par la juge et la procureur parce qu'il coupe la parole, se tient mal ou se tourne vers la victime. Lorsqu'il prend la parole pour donner sa version des faits, le jeune homme parle d'une "double responsabilité, dans un couple qui va mal depuis quelques mois" et explique que "l'alcool lui a fait faire des choses qu'il regrette". Il explique également avoir changé et vouloir être aidé pour calmer son impulsivité. Mais lorsque l'avocate de la victime retrace les violences conjugales déjà exercées par le passé, l'homme se lève et crie en direction de la procureure : "vous avez niqué ma vie avec cette détention et vous allez recommencer". Il est sorti de la salle d'audience par les policier tout en criant "je reviendrai"

Après une vingtaine de minutes de délibéré, la sanction tombe : un an de prison ferme assortie de six mois avec sursis et mise à l'épreuve de deux ans. Pendant cette durée, il lui est notamment interdit d'entrer en contact avec la victime. De nouveau le jeune homme s’énerve. Il est encore sorti par les policiers en criant à sa compagne : "Je vais changer. Je reviendrai !" puis au tribunal : "vous ne m'avez pas laissé ma chance. On se reverra".