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Faits divers – Justice

Bergerac : une tête de cochon et du sang jeté sur le chantier de la mosquée

Des dégradations ont été commises dans la nuit de dimanche à lundi sur le chantier de la mosquée. L'enquête est confiée au commissariat de Bergerac.

Du sang a été jeté sur les murs du chantier de la façade de Bergerac.
Du sang a été jeté sur les murs du chantier de la façade de Bergerac. - DR

Bergerac, France

Une tête de cochon déposée sur le chantier et du sang jeté sur la façade. Voilà ce que les ouvriers du chantier de la mosquée de Bergerac ont découvert ce lundi 25 mars, au matin. 

Les dégradations ont été commises dans la nuit de dimanche à lundi. L'enquête est confiée au commissariat de Bergerac. Une enquête ouverte pour dégradation d’un édifice affecté au culte, un délit qui peut aller jusqu'à 7 ans de prison. 

Abdel Kader Abdénouri est choqué après ces dégradations.

"Ils ont mis plein de sang, de cochon je pense, sur les murs. Ils ont accrochés une tête de cochon sur la porte. On est bouleversés, choqués", raconte Abdelkader Abdennouri, membre de l'association culturelle de Bergerac, qui construit la mosquée sur la rive droite de la ville. 

"La façade, elle est rouge de sang. À l'intérieur et à l'extérieur. C'est vraiment une profanation, une menace. C'est une provocation", ajoute-t-il.

Ce sont des actes lamentables, minables et odieux

De nombreux recours avaient été déposés par des opposants à la construction du bâtiment, situé rue du Tounet. Le permis de construire date du 8 octobre 2018. Le bâtiment de 900 m2 doit accueillir 450 fidèles, avec une salle de prière de 273 m2, quatre classes et une salle polyvalente. La mosquée doit ouvrir en mai 2020.

"Ce sont des actes lamentables, minables et odieux", déplore le maire de Bergerac, Daniel Garrigue. "Je ne dis pas qu'il y a un lien entre les deux, mais ce weekend, il y a eu une campagne d'affichage d'un petit groupuscule d'extrême-droite sur le thème 'Bergerac, ville du Périgord, pas de l'Islam", indique l'élu, sous le choc. 

Daniel Garrigue, le maire de Bergerac, est sous le choc.

Dans un communiqué, le préfet de la Dordogne "dénonce et condamne fermement ces actes qui portent atteinte à la liberté de conscience et d'expression des cultes et sont contraires aux principes de laïcité". Le sous-préfet s'est rendu sur place, et une plainte a été déposée. 

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