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Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur sept patients

A Besançon, l'anesthésiste ira-t-il en détention provisoire?

mardi 28 mars 2017 à 20:40 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

A Besançon, la justice examine ce mercredi le placement sous contrôle judiciaire de l'anesthésiste, mis en examen pour empoisonnement avec préméditation sur sept patients dont deux mortels. Le médecin risque la détention provisoire ou le placement sous bracelet électronique.

Bloc opératoire (photo d'illustration)
Bloc opératoire (photo d'illustration) © Maxppp -

Franche-Comté, Besançon, France

Le 6 mars, un médecin anesthésiste de Besançon avait été mis en examen pour sept empoisonnements avec préméditation à la clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, deux établissements bisontins. Il avait été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer et de se rendre dans les deux cliniques où ont été empoisonnés les patients. Il a aussi versé une caution de 60.000 euros.

Une affaire hors normes

Le parquet a fait appel. L'audience de la chambre de l'instruction de la cour d'appel a lieu ce mercredi matin. Une audience, particulièrement attendue, d'abord et surtout parce qu'il s'agit d'une affaire hors normes et extrêmement médiatisée. On est face à sept empoisonnements, voire davantage, puisque depuis la mise en examen du médecin, quarante dossiers dont vingt mortels sont étudiés. Ensuite, l'anesthésiste, présumé innocent, conteste les faits. Et a confié dans un entretien à l'Est Républicain, être "terrorisé" à l'idée d'aller en prison.

LIRE AUSSI - Empoisonnements dans des cliniques de Besançon : des victimes montent une association

Mais du côté des victimes, on n'est pas de cet avis. Bénédicte, par exemple, qui sera présente à l'audience, estime que cela permettrait "d'avoir un œil sur lui". En contact avec d'autres patients, elle ajoute : "Quand je vois le mal qu'il a fait, ça fait mal au cœur. Amandine qui a perdu son père... Jean-Claude qui n’a pas pu être opéré d'une maladie grave et qui, résultat, doit refaire de la chimio... C'est désolant." Avocat de la partie civile, Maître Frédéric Berna explique : "Tout ça reste très abstrait pour mes clients. Ils ont besoin de voir le suspect, de l'entendre, de comprendre comment il se positionne, pour se faire un avis." Car aujourd'hui, il est quasiment certain qu'un débat sur le fond aura lieu. La clinique Saint-Vincent, dans laquelle quatre des empoisonnements ont eu lieu, s'est portée civile. Ainsi que trois patients et deux proches des deux patients décédés en 2008 et 2016.