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Faits divers – Justice
Dossier : Disparition de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon

A Besançon, une étudiante japonaise portée disparue depuis deux semaines a été assassinée selon la police

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Par , , France Bleu Besançon, France Bleu

Une étudiante japonaise de 21 ans était portée disparue depuis le 4 décembre à Besançon. Ce vendredi, la police judiciaire a annoncé sa mort. Son corps n'a pas encore été retrouvé par les enquêteurs. Mais ils sont persuadés qu'elle a été tuée par un autre étudiant étranger, qui a quitté le pays.

L'étudiante japonaise, disparue au début du mois de décembre, est morte selon la police judiciaire de Besançon.
L'étudiante japonaise, disparue au début du mois de décembre, est morte selon la police judiciaire de Besançon. - Police judiciaire

Besançon, France

Au début de la semaine, la police de Besançon avait lancé un appel à témoin pour retrouver Narumi Kurosaki. Pour les enquêteurs, c'est désormais une certitude, cette étudiante japonaise, portée disparue depuis le 4 décembre, a été assassinée. Selon les enquêteurs, la jeune femme de 21 ans, qui vivait dans une résidence universitaire de la Bouloie, et qui apprenait le français au CLA, a été tuée par un autre étudiant, lui aussi étranger.

Malgré l'emploi de plongeurs et de chien, le corps de la jeune femme n'a pas encore été retrouvé. Les enquêteurs ne disposent pour l'heure que de coordonnées GSM, mais pas GPS. Des données qui couvrent une surface très importante.

La problématique, c'est que les territoires visités sont très denses", Commandant Régis Millet, chef de l'antenne bisontine de la police judiciaire

Arrivée en septembre de l'université de Tsukuba, dans la région de Tokyo, Narumi avait été vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre. Sur une vidéo surveillance, la police a pu repérer le suspect aux côtés de la victime ce même jour. Des images corroborées par des témoignages et des données téléphoniques. La mort de l'étudiante ne serait pas un accident, selon la police judiciaire. "L'enquête qu'on mène sur cet individu nous laisse à penser qu'il a préparé son acte", précise le commandant Régis Millet. Les enquêteurs ont pu établir un profil du suspect. Il a entre 20 et 30 ans et aurait "essayé de brouiller les pistes", ne laissant que peu de trace de son passage dans la ville.

Commandant Régis Millet, chef de l'antenne bisontine de la police judiciaire

Le présumé assassin a depuis quitté la France. Les policiers restent très discrets sur la nationalité du suspect et le pays où il se serait réfugié. Un travail de coopération internationale a été lancé via Interpol, a annoncé le commandant Régis Millet, chef de l'antenne locale de la police judiciaire. Et la justice devrait rapidement délivrer un mandat d'arrêt international.

Le commandant Régis Millet, chef de l'antenne bisontine de la police judiciaire

Les chefs d'accusation retenus pour l'instant sont enlèvement, séquestration et détention arbitraire.

  - Visactu
© Visactu
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