Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Besançon : le chauffeur de bus agressé a monté le scénario

jeudi 28 mars 2019 à 14:34 Par Marie-Coralie Fournier, France Bleu Besançon et France Bleu

L'agression d'un chauffeur de bus le 6 mars à Besançon était en fait une fausse agression. Le conducteur a monté le scénario de toutes pièces avec un complice. Ils ont tous les deux été condamnés ce jeudi matin par la justice.

Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon.
Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon. © Radio France - David Malle

Besançon, France

C'était en fait une fausse agression ! Ces coups avaient été portés contre un conducteur de bus de Besançon, le 6 mars 2019, quartier Saint-Claude. Le chauffeur de bus, présenté comme la victime, a en réalité monté l'agression de toutes pièces avec un complice, selon le Procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.

Menacé de licenciement

Le conducteur, âgé de 54 ans, décrit comme "déprimé", est convoqué pour un entretien par son employeur après un accident de bus, et se retrouve sous le coup d'une menace de sanction disciplinaire. Après plus de vingt ans de métier, il invente un scénario d'agression et demande à un ami de simuler un braquage avec une arme factice, à 5h30 du matin, pour que les caméras de vidéosurveillance enregistrent la scène, sans autre témoin. Le complice, âgé de 60 ans est alors cagoulé et porte des gants. 

Leur coup monté a entraîné, ce jour-là, l'arrêt du trafic sur tout le réseau de bus et tramway Ginko.

Ce qui a intrigué les enquêteurs

Pendant leur enquête, les policiers s'étonnent du temps écoulé avant l'activation d'urgence du bus par le chauffeur. La première patrouille de police arrivée sur les lieux constate également que la "victime" n'a pas l'air vraiment choquée. Ensuite, pendant la première audition, le chauffeur de bus change sa version des faits, par rapport aux premiers échanges sur place avec les policiers. Après une enquête approfondie, la piste crapuleuse est écartée.

Je ne dors plus!" Le complice à l'arrivée des policiers

Le chauffeur de bus et son complice sont arrêtés ce mercredi. A l'arrivée des policiers, le complice avoue immédiatement sa participation et confie : "Je ne dors plus!". Le conducteur de bus a en revanche mis plus de temps à reconnaître les faits.

Condamnés pour dénonciation mensongère

Déférés devant le Parquet de Besançon ce jeudi matin, ils sont tous les deux condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 18 mois de mise à l'épreuve, après une comparution en reconnaissance de culpabilité, pour "dénonciation mensongère à l'autorité judiciaire d'un crime ou d'un délit ayant entraîné d'inutiles recherches". Le complice écope aussi d'une interdiction de détenir une arme. Le chauffeur de bus a interdiction de conduire les bus et obligation de suivre un stage de citoyenneté.