Faits divers – Justice

À Besançon, le retour des étudiants et des travailleurs de la ville se ressent dans les commerces

Par Hugo Flotat-Talon, France Bleu Besançon lundi 5 septembre 2016 à 9:08

Le soleil du mois de septembre compense un peu le printemps pluvieux aux terrasses bisontines.
Le soleil du mois de septembre compense un peu le printemps pluvieux aux terrasses bisontines. © Radio France - Hugo Flotat-Talon

Aux terrasses de la ville et dans les commerces de la capitale franc-comtoise, les travailleurs et les étudiants sont de retour depuis quelques jours. Avec le soleil en plus, les commerçants ont le sourire et rattrapent un peu leurs pertes du printemps.

Même en plein après-midi, après le coup de bourre de midi, il est compliqué d'interroger un barman au micro à Besançon ! Les terrasses sont pleines et quand une table se libère, elle est souvent vite réinvestie par d'autres clients qu'il faut servir. Le midi, en semaine, avec des températures estivales, il n'est même pas rare de voir certains Bisontins attendre une place en terrasse pour manger. "On travaille très, très bien, même le soir. Ça rattrape un peu le printemps pluvieux", confie Alexandre Jugnier, serveur à l'Utinam Café, place du 8 septembre à Besançon. "Après les touristes, ce sont les Bisontins et les étudiants qui sont de retour", se réjouit-il. Une autre clientèle, plus pressée et qui favorise les plats du jour mais fait vivre le commerce toute l'année. En 2013, le secteur de l’hôtellerie-restauration représentait près de 10000 emplois en Franche-Comté.

Les étudiants de retour ! 

S'ils ne dépensent pas forcément des sommes astronomiques en restaurants, beaucoup des 20 000 étudiants de la ville investissent les bars depuis le premier septembre. "Ils sont tous arrivés d'un coup, c'est vraiment surprenant", raconte Pierre Olivier, serveur au restaurant de l'Université à Besançon. "Ça se voit tout de suite. Je servais une dizaine de couverts par jour et on ne vidait pas un fût et là, première soirée et c'est trois d'un coup", se marre Pierre. Le bar situé juste en face de la faculté de lettres en centre-ville multiplie son chiffre d'affaires par trois quand les jeunes sont là. "Je ne veux pas calculer combien on dépense là chaque mois", se marre Quentin, qui trinque une bière avec ses amis.

Même s'ils n'ont pas un pouvoir d'achat très haut, les étudiants ont un réel poids économique de part leur nombre.  - Aucun(e)
Même s'ils n'ont pas un pouvoir d'achat très haut, les étudiants ont un réel poids économique de part leur nombre. - Document université Franche-Comté

Dans les autres commerces, si les étudiants et leur budget serré ne sont pas forcément le principal moteur économique, ils contribuent tout de même beaucoup au chiffre d'affaires. "On les voit revenir depuis quelques jours, alors qu'ils avaient disparu depuis deux ou trois mois", raconte Kevin Pernot, un des responsables de la libraire Fugue Café dans la Grand rue à Besançon. "C'est difficile à dire, mais je pense qu'ils représentent bien un quart des clients. On aimerait vraiment pas que les facultés se déplacent à l'extérieur de la ville", explique Kevin Pernot. "Ils ne dépensent pas forcément beaucoup mais reviennent régulièrement, c'est le plus important". En moyenne, les étudiants dépenseraient plus de 600 euros par an rien que pour leurs loisirs. Ils font aussi travailler 2057 personnes, rien que sur les quatre sites de l'université à Besançon.

Partager sur :