Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur sept patients

Besançon : un anesthésiste soupçonné de sept empoisonnements dont deux mortels

lundi 6 mars 2017 à 21:42 - Mis à jour le mardi 7 mars 2017 à 7:15 Par Véronique Narboux et Anne Fauvarque, France Bleu Besançon et France Bleu

Un médecin de 45 ans est soupçonné d'avoir volontairement empoisonné sept patients entre 2008 et 2017, à la clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, à Besançon. Deux de ces patients sont morts. L'homme a été mis en examen lundi soir pour empoisonnement avec préméditation.

© Maxppp - Nicolas Kovarik

Besançon, France

La justice soupçonne un médecin anesthésiste de 45 ans d'avoir volontairement empoisonné sept patients entre 2008 et 2017, à la clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, deux établissements basés à Besançon. L'homme, placé en garde à vue le samedi 4 mars, alors qu'il exerçait encore à la clinique Saint-Vincent, conteste avoir été à l'origine des intoxications qui ont provoqué des arrêts cardiaques chez ces patients. Deux d'entre eux n'ont pas survécu : un homme de 53 ans mort en 2008 et une femme de 51 ans, décédée l'an dernier. Tous deux, hospitalisés à Saint-Vincent, n'avaient pas pu être réanimés.

Présenté à un juge d'instruction, l'homme a été mis en examen pour "empoisonnement avec préméditation" sur trois hommes et quatre femmes, âgés de 37 à 53 ans. Mais pas pour "homicide involontaire" car selon le parquet, il ne peut pas s'agir d'accidents. Le praticien a été placé sous contrôle judiciaire dans la nuit de lundi à mardi, avec interdiction d'exercer sa profession et l'obligation de verser une caution de 60.000 euros.

Une première information judiciaire avait été ouverte pour "homicide involontaire" afin de comprendre le premier décès, puis l'Agence régionale de santé avait signalé d'autres faits suspects, entraînant l'ouverture d'une nouvelle instruction en 2017.