Faits divers – Justice

A Besançon, un détenu tout juste condamné aux assises a mis le feu à sa cellule

Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon dimanche 20 avril 2014 à 9:27

Dans la nuit de vendredi à samedi, un détenu de la maison d'arrêt de Besançon a provoqué un début d'incendie dans sa cellule. Cet homme de 35 ans, légèrement intoxiqué par les fumées, n'est autre que Yunis Merizak, condamné quelques heures plus tôt vendredi par les jurés de la cour d'assises de Haute-Saône, à 18 ans de réclusion.

Vers trois heures dans la nuit de vendredi à samedi, le détenu a brûlé plusieurs morceaux de papiers, provoquant un incendie rapidement maîtrisé par les pompiers.Ce détenu de 35 ans, légèrement intoxiqué par les fumées et transporté au CHU de Besançon, n'est autre donc que Yunis Merizak, cet homme condamné vendredi soir par les jurés de la cour d'assises de Haute-Saône, à dix-huit ans de réclusion, pour le meurtre d'une jeune femme en février 2009 à Villers-lès-Luxeuil...

"Je ne continue pas le combat, je préfère mourir"

Yunis Merizak, qui a toujours clamé son innocence, venait tout juste de regagner sa cellule lorsqu'il a tenté de l'incendier. Selon l'un de ses avocats, il a donc exécuté ses menaces de suicide. Menaces exprimées devant l'escorte policière à sa sortie du tribunal, précise Maître Randall Schwerdorffer, qui regrette vivement l'absence de suivi psychologique de son client à la maison d'arrêt, et des détenus en général :

incendie yunis (SON 2)

Selon Maître Randall Schwerdorffer, Yunis Merizak a déclaré avant de regagner la maison d'arrêt : "je ne continue pas le combat, je préfère mourir ". L'avocat estime que "le nécessaire aurait dû être fait" pour éviter un passage à l'acte :

incendie yunis (SON 1)

Le Parquet de Besançon a ouvert une enquête pour dégradations volontaires par moyen incendiaire. Enquête qui devra déterminer également s'il s'agit bien d'une tentative de suicide.