Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Besançon : une affaire d'agressions sexuelles sur deux adolescentes élucidée vingt ans après

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Un "cold-case" qui date de près de vingt ans vient d'être élucidé à Besançon : un homme est mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur deux adolescentes. Des faits commis dans une cabine téléphonique du quartier Saint-Ferjeux, dans la nuit du passage à l'an 2000.

Etienne Manteaux, Procureur de la République de Besançon avec le Général Philippe Goffeny, patron de la gendarmerie en Franche-Comté.
Etienne Manteaux, Procureur de la République de Besançon avec le Général Philippe Goffeny, patron de la gendarmerie en Franche-Comté. © Radio France - Marie-Coralie Fournier

Une affaire de viol et agressions sexuelles commis sur deux adolescentes il y a près de vingt ans vient d'être élucidée à Besançon : un "cold case" résolu grâce à des empreintes ADN.

Les faits datent de la nuit du passage à l'an 2000, quand deux jeunes filles âgées de 13 ans quittent une soirée pour souhaiter la bonne année à un proche, par téléphone. À l'époque, pas de portable ou peu. Elles se rendent dans une cabine téléphonique près de la basilique Saint-Ferjeux. 

Un inconnu les bloque alors à l'intérieur, les force à se déshabiller, à retirer leurs culottes, il exhibe son sexe et les oblige à le masturber. Une des adolescentes attrape alors le combiné et frappe l'agresseur de plusieurs coups au visage. L'homme recule et les deux victimes arrivent à sortir de la cabine.

Des traces de sang retrouvées

Mais l'agresseur rattrape une des adolescentes, qui tombe au sol quasiment nue. Il commet alors des attouchements sexuels et commence une pénétration avec les doigts. La victime se débat et s'enfuit pour rejoindre son amie. Les deux filles préviennent leurs parents, et l'enquête est lancée. 

Elle se concentre sur des traces de sang relevées sur le combiné téléphonique et le t-shirt d'une des victimes. Ces empreintes sont intégrées au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), qui vient de voir le jour.

Une information judiciaire est ouverte et après deux arrestations et deux garde-à-vue infructueuses, le dossier est finalement classé en 2004. Avant de ressortir des archives cette année.

Enquête relancée avec un vol de tronçonneuse

L'enquête est relancée après le vol d'une tronçonneuse dans une entreprise. Comme le veut la loi, l'auteur du vol fait l'objet d'un prélèvement ADN et le fichiers (FNAEG) réagit : ces empreintes semblent correspondre à celles prélevées en 2000. Les scellés sont alors ressortis et un expert confirme : l'ADN du voleur de la tronçonneuse est le même que celui retrouvé sur le T-shirt d'une des deux victimes. 

Le suspect est arrêté ce jeudi 14 novembre et placé en garde-à-vue. Au fur et à mesure de son audition, il finit par reconnaître ce vendredi les faits commis cette nuit de l'an 2000. 

Il explique qu'il était alors "alcoolisé et très énervé" après un accrochage en voiture. Cet habitant d'Avanne-Aveney âgé de 60 ans, près de trois enfants, ne présente aucun antécédent judiciaire. Face aux enquêteurs, il finit par confier qu'il se sent "soulagé" que les gendarmes soient venus le chercher.

"Une affaire exceptionnelle"  

Les faits et le déroulé de l'enquête en font "une affaire exceptionnelle" d'après le patron des gendarmes de Franche-Comté, le Général Philippe Goffeny. Mais les investigations continuent, notamment pour savoir si cet homme a pu commettre d'autres agressions éventuelles : "Est-ce qu'un homme âgé de 60 ans, par rapport aux faits décrits avec une brutalité et soudaineté peuvent avoir été commis une seule fois dans une vie ?" se demande le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.

Cet homme est mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess