Faits divers – Justice

Hommage à Julien Portale à Béziers après le procès de la feria

Par Benjamin Rieth, France Bleu Hérault dimanche 18 septembre 2016 à 20:25

Une centaine de personnes venue rendre hommage à Julien Portale
Une centaine de personnes venue rendre hommage à Julien Portale © Radio France - Benjamin Rieth

Plus d'une centaine de personnes s'est réunie ce dimanche à Béziers pour soutenir la famille et les proches de Julien Portale, tué d'un coup de pied en 2012 pendant la feria. Vendredi, l'accusé, Morgan Blouet, a été acquitté. La décision de la cour d'assises provoque l'incompréhension

Ils se sont tous réunis avenue Camille Saint-Saëns à Béziers (Hérault), devant la plaque commémorative du drame. Plus d'une centaine de personnes sont venus rendre hommage à Julien Portale, mort après avoir reçu un coup de pied en 2012 pendant la feria. Vendredi, l'accusé, Morgan Blouet a été acquitté par la cour d'assises de l'Hérault après une semaine de procès.

Une famille sonnée par ce verdict

Jusque-là très discrète, laissant leur avocate Me Charline Gimeno s'exprimer, la famille a décidé de prendre la parole pour faire part de son incompréhension.

"Nous attendions de ce verdict une chose essentielle : qu'il [Julien Portal, ndlr] puisse reposer en paix et pouvoir peut-être apaiser la souffrance qui ne cesse de nous envahir chaque jour un peu plus", a rappelé le frère de Julien Portale devant les personnes réunis. "On est assommé pour l'instant, on va voir comment ça évolue. Ça dépasse mes facultés de compréhension."

Le frère de Julien Portale toujours sonné après ce procès

"Sa mort a été prise à la légère."

L'ex-compagne de Julien Portale, avec qui il a eu une fille, a tenu, elle aussi, à s'exprimer : "Julien n'est pas mort tout seul, il n'est pas mort de mort naturel. Quelqu'un l'a battu à mort, et aujourd'hui c'est personne". Émue, elle a fait part de son désarroi : "Sa mort a été prise à la légère et c'est désolant."

L'ex-compagne de Julien Portale se dit impuissante face au verdict

Visiblement désarmée mais pas résignée, la famille dit ne plus avoir de mots, plus d'énergie : "On nous demande aujourd'hui d'accepter l’inacceptable. On reste impuissant face à ce verdict."

"On n'a pas compris"