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Faits divers - Justice

Bilan, agresseur, réactions : ce que l'on sait sur l'agression à la préfecture de police de Paris

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Un agent de la préfecture de police de Paris a agressé jeudi plusieurs fonctionnaires à l'arme blanche, tuant quatre d'entre eux avant d'être abattu. Il est décrit comme un employé sans histoire. Voici ce que l'on sait sur ce drame.

Quatre personnes ont été tuées à la préfecture de police de Paris et l'assaillant a été abattu, le 3 octobre 2019
Quatre personnes ont été tuées à la préfecture de police de Paris et l'assaillant a été abattu, le 3 octobre 2019 © Radio France - Corinne Audouin

Paris, France

Quatre fonctionnaires ont été tués par un agent administratif à la préfecture de police à Paris, ce jeudi. L'homme, armé d'un couteau, a ensuite été abattu. Voici ce que l'on sait sur ce drame.

Quatre personnes tuées au couteau, l'assaillant abattu

Le drame s'est produit ce jeudi au premier étage de la préfecture de police de Paris, lieu emblématique du pouvoir policier, situé dans le centre historique de la capitale. Le bâtiment regroupe les grandes directions de la police parisienne à l'exception de la police judiciaire.

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L’agression a commencé vers 13h. L'assaillant, agent administratif, a tué avec une arme blanche trois policiers de la Direction des renseignements (à laquelle il appartenait), dans deux bureaux différents. Il a ensuite attaqué deux femmes dans les escaliers, avec un couteau de cuisine. L'une d'elles, affectée à la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne, est morte. La deuxième, qui travaille à la direction des ressources humaines, a été transportée en urgence absolue à l'hôpital d’instruction des armées de Percy (Hauts-de-Seine) en raison d'une blessure à l'épaule.

L'agresseur est ensuite descendu dans la cour du 19 août 1944. Un policier lui a intimé l'ordre de lâcher son couteau, ce que l'auteur de l'agression a refusé. Le policier a alors ouvert le feu à l'aide d'un fusil d'assaut HK G36, et a touché mortellement l'agresseur à la tête.

"J'ai entendu des tirs, et tout de suite, je me suis dit que ce n'était pas normal", raconte Emery Samiandi, employé de la préfecture de police de Paris, qui se trouvait dans le bâtiment où a eu lieu l'agression. "Quelques instants après, j'ai croisé trois policières qui pleuraient. J'ai d'abord pensé à un suicide. En fait, non, l'agresseur qui était entré avec un couteau venait d'être abattu. Le policier qui avait tiré était à genoux et il pleurait", a détaillé Emery Samiandi.

Un agent avec "plus de 20 ans de maison", la piste du conflit personnel privilégiée

L'agresseur, âgé de 45 ans, était fonctionnaire. Il bénéficiait du statut d'agent administratif au sein de la Direction du renseignement. Cet employé faisait partie du service informatique et était sourd et muet. Loïc Travers, secrétaire national adjoint Ile-de-France du syndicat Alliance, a précisé qu'il avait "plus de 20 ans de maison". C'était un "employé modèle, sans histoire", a ajouté Yvan Assioma, secrétaire régional du syndicat de police Alliance. Il n'avait "jamais présenté de difficulté comportementale", ni "le moindre signe d'alerte", a déclaré de son côté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

Les enquêteurs travaillent sur la piste d'un conflit personnel, c'est le parquet de Paris qui dirige l'enquête, ouverte pour "homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "tentatives d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et non le parquet antiterroriste. Dans l'après-midi, une perquisition a été menée au domicile de l'assaillant et son épouse a été placée en garde à vue. L'homme s'était converti à l'islam il y a 18 mois, a précisé à l'AFP une source proche du dossier mais aucun lien n'est établi entre sa conversion et son acte, indique franceinfo. 

Vive émotion

Sitôt l'agression terminée, le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu sur place. Il était accompagné du Premier ministre Édouard Philippe, du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et de la maire de Paris Anne Hidalgo, entre autres. Cette dernière a dénoncé une "effroyable attaque".

Les députés, à l'Assemblée nationale, ont observé un "moment de recueillement", avant que la ministre de la Justice fasse part de "[son] soutien le plus total".

En déplacement à Rodez (Aveyron) pour un débat sur la réforme des retraites dans la soirée, le chef de l'État a déploré un "véritable drame" et demandé aux participants de faire une minute de silence en hommage aux fonctionnaires tués.

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