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Faits divers – Justice

Bléré : l'incendiaire condamné à 9 mois de prison ferme

mercredi 6 juin 2018 à 16:30 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Un homme de 45 ans comparaissait ce mercredi pour l'incendie de 3 voitures à Bléré fin avril. Ce charpentier, relaxé dans l'affaire de l'incendie du quartier des Halles, a été condamné à 9 mois de prison ferme.

L'homme avait déjà été suspecté et relaxé dans l'affaire des incendies du quartier des Halles de Tours
L'homme avait déjà été suspecté et relaxé dans l'affaire des incendies du quartier des Halles de Tours © Radio France - Kevin Blondelle

Tours, France

Il avait été relaxé en février par le tribunal de Tours, faute de preuves, dans le cadre de l'enquête sur les 15 incendies de voitures et de caves dans le quartier des Halles de Tours. Celui qu'on avait appelé à l'époque l'incendiaire du quartier des Halles  comparaissait de nouveau ce mercredi après-midi devant le tribunal correctionnel, cette fois pour avoir incendié 3 voitures à Bléré le 20 avril dernier. 

Le soir de ce vendredi 20 avril, dans des rues différentes de Bléré, trois voitures brûlent successivement à 21H30, 21H53, et 23H55. Les gendarmes constatent que la voiture d'un homme déjà jugé mais relaxé pour incendie volontaire traîne par là. Il est contrôlé, avec un taux d'alcoolémie légal de 0,12g et relâché. Mais le 25 avril, il est à nouveau interpellé et cette fois placé en garde-à-vue. Car les preuves sont là: deux caméras de vidéo-surveillance ont filmé le suspect à bord de sa voiture dans les rues où viennent de se déclencher les incendies. Un témoin confirme l'avoir vu également. Et surtout, son ADN est retrouvé sur le bout de tissu qui sert à mettre le feu, logé sur la roue avant droite des voitures.

A la barre du tribunal, l'homme est peu bavard et comme perdu dans ses pensées. Il explique qu'il était en colère contre son ex-concubine parce qu'elle ne lui avait pas rendu ses affaires et il ajoute qu'il prenait des médicaments contre la dépression.

Je n'étais pas dans ma tête, il y avait quelqu'un qui me disait de faire des choses - l'incendiaire présumé avant sa condamnation

Les gendarmes confirment dans un procès verbal que lorsqu'il est en colère, l'homme ne sait plus très bien ce qu'il fait, ce que dit aussi l'expert psychiatre qui l'a examiné pour la première affaire, celle des Halles de Tours. Prenant en compte la dangerosité de ses actes, le tribunal condamne l'incendiaire à 18 mois de prison dont 9 avec sursis, avec obligation de soins, de trouver un travail et d'indemniser les victimes. Il peut conserver sa voiture mais comme peine complémentaire, on lui confisque deux objets emblématique du délit: des briquets.