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Faits divers – Justice

Blocage de la prison de Condé-sur-Sarthe : la justice rejette la demande de deux détenus

jeudi 14 mars 2019 à 16:57 Par Nolwenn Le Jeune, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les deux détenus qui avaient saisi la justice administrative ont été déboutés. Ils dénonçaient la dégradation de leurs conditions de détention. La prison ornaise de Condé-sur-Sarthe est en effet bloquée depuis 9 jours. Le tribunal a rejeté leur requête. Ils envisagent de saisir le Conseil d'Etat.

Les deux détenus avaient saisi le tribunal administratif pour dénoncer les conditions de vie dégradées dans la prison pendant le blocage.
Les deux détenus avaient saisi le tribunal administratif pour dénoncer les conditions de vie dégradées dans la prison pendant le blocage. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Caen - France

Fin de non recevoir pour les deux détenus de Condé-sur-Sarthe dans l'Orne qui avaient saisi le tribunal administratif. Ils dénonçaient la dégradation de leurs conditions de détention causée par le blocage de la prison par les surveillants. Ces derniers empêchent toute entrée et toute sortie de l'établissement depuis le 6 mars 2019, au lendemain de l'agression de deux de leurs collègues par un détenu radicalisé et sa compagne. La prison qui accueille des détenus difficiles fonctionnent en effet en service minimum. Les détenus dénoncent notamment le confinement en cellule, l'absence de courrier ou encore la suppression des parloirs.

Pas de traitements inhumains et dégradants selon le tribunal

Le tribunal administratif de Caen, saisi en référé ce mercredi, reconnait que les conditions sont très dégradées, mais estime que cela ne porte pas atteinte à la dignité des personnes détenues. Le tribunal rapporte dans son ordonnance, "qu'une alimentation correcte a pu être distribuée chaque jour, que  les soins médicaux sont assurés, que les communications téléphoniques restent possibles, et que la sécurité reste assurée dans l’établissement". La justice rejette donc la requête des deux détenus, qui envisagent de leur côté de déposer un recours devant le Conseil d'Etat.