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Blocage levé à la prison de Metz mais les surveillants sont toujours mobilisés

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Par , France Bleu Lorraine Nord
Metz, France

Le blocage de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu a été levé ce lundi matin par les CRS mais les surveillants de prison ont en majorité refusé de prendre leur service de jour, toujours en signe de protestation. Ils réclament depuis plus d'une semaine plus de sécurité et de meilleurs salaires.

Devant la prison de Metz, les pompiers éteignent le brasier des surveillants avant l'intervention des CRS
Devant la prison de Metz, les pompiers éteignent le brasier des surveillants avant l'intervention des CRS © Radio France - Cécile Soulé

Le blocage de la prison de Metz a été levé ce lundi matin, pour la 3e fois en 8 jours (après lundi et vendredi de la semaine dernière). Près d'une centaine de CRS sont venus déloger dans le calme 80 surveillants de prison qui bloquaient depuis le matin l'entrée de l'établissement. Les pompiers sont intervenus en premier pour éteindre le brasier allumé par les gardiens devant la prison. A la maison d'arrêt de Sarreguemines, les surveillants ont fait un blocage partiel ce lundi matin. Ils ont laissé passer les familles au parloir et le personnel médical.

Toujours en signe de protestation, une majorité de surveillants ont refusé de prendre leur service de jour. Une quarantaine d'entre eux devaient ce lundi matin relayer l'équipe de nuit. Mais devant l'échec des négociations avec le gouvernement pour obtenir plus de sécurité et de meilleurs salaires, ils refusent de travailler, comme ce gardien de prison à Metz, Jérémy:   "Quand on voit ce que le gouvernement nous propose, c'est inadmissible, donc j'ai décidé de ne pas prendre mon service ce matin,  je préfère rester devant la porte et encourir certaines sanctions  plutôt que de rentrer dedans et me prendre un coup de couteau".   

L'un des surveillants de prison qui refuse de prendre son service de jour à Metz-Queuleu

La ministre de la Justice Nicole Belloubet doit rencontrer les représentants syndicaux des surveillants de prison à 13h ce lundi. Mais les syndicats pénitentiaires sont prêts à reconduire le mouvement dans les prochains jours, avec à nouveau en perspective un blocage total de la prison de Metz.

Le gouvernement a proposé ce weed-end la création de 1.100 postes de surveillants de prison dans les 4 ans à venir et un régime de détention spécifique des détenus radicalisés. Mais pour l'ensemble des syndicats pénitentiaires à Metz (Ufap-Unsa, CGT, FO et SPS), ce n'est pas suffisant. Il faut avant tout, disent-ils, revaloriser la profession, augmenter les salaires car aujourd'hui, les surveillants constatent que leur carrière n'est pas attractive. Pour preuve, les concours de surveillants de prison ne font pas recette: ce début janvier à Metz, le concours n'a rassemblé qu'un tiers de candidats. 

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