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Faits divers – Justice

Blocages, intervention policière, partiels reportés : récit d'une journée mouvementée sur le campus de Grenoble

lundi 7 mai 2018 à 20:55 Par Julien Morin, France Bleu Isère

Lundi matin la tension s'est accentuée sur le campus de Saint-Martin d'Hères. Des étudiants en lutte contre la loi ORE ont empêché la tenue d'examens. La direction de l'Université Grenoble-Alpes a réagi en sollicitant une intervention policière.

Manifestants et policiers se sont fait face devant la galerie des amphis sur le campus de Saint-Martin d'Hères
Manifestants et policiers se sont fait face devant la galerie des amphis sur le campus de Saint-Martin d'Hères - Compte Twitter @berurier_

Saint-Martin-d'Hères, France

La Galerie des Amphis bloquée, pas une nouveauté, mais cette fois en pleine période d'examens, ça ne passe pas pour l'UGA. Un peu avant 7h du matin, les premières tensions apparaissent avec les agents de sécurité du campus. La présidence de l'Université, dans un communiqué, évoque des actes de "violence" des manifestants, ou encore "l'envoi d'excréments". La trentaine d'étudiants, selon la Police, entame un blocage, les forces de l'ordre sont sollicitées.

"Je ne pouvais pas laisser seuls face à face des bloqueurs et des étudiants qui souhaitent aller passer leurs examens (...) aussi j'ai demandé l'intervention des forces de l'ordre" - Patrick Lévy, président de l'Université Grenoble Alpes

Le récit de la confrontation entre policiers et manifestants varie en fonction du point de vue. Pour les bloqueurs ? Une intervention policière "violente", des "matracages" et une "interpellation au faciès". Des vidéos postées sur les réseaux sociaux (voir ci-dessus), font état de l'utilisation de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre pour faire reculer les étudiants.

  • Jointe par téléphone, la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP) Nadine Le Calonnec, a donné sa version des faits : "La particularité de cette intervention c'est qu'il y avait une centaine d'étudiants qui étaient à proximité de la Galerie des Amphis, et qui ont refusé de reculer. (...) Nous sommes intervenus, nous avons repoussé la trentaine d'individus (comprendre 'les bloqueurs'). Dans ce lot, un individu particulièrement récalcitrant tapait sur les boucliers et a donné des coups à un policier au niveau de la tête. Ce qui a conduit ce policier à l'interpeller, à le mettre au sol. Le policier s'est retrouvé lui aussi au sol et d'autres manifestants, que nous n'avons pas identifié, en ont profité pour le frapper violemment à coups de pied au niveau du dos. Le fait d'avoir interpellé cette personne a conduit un nombre important d'étudiants sur le site à prendre le parti des bloqueurs et à scander des slogans anti-police".

Bilan de la confrontation : deux policiers légèrement blessés, un étudiant de 20 ans hospitalisé car "pris dans le mouvement de foule", plusieurs étudiants choqués. Les manifestants font état de plusieurs blessés soignés sur place par leurs soins, nous n'avons pas pu vérifier cette information.

Une entrée de la Galerie des Amphis bloquée lundi après-midi - Radio France
Une entrée de la Galerie des Amphis bloquée lundi après-midi © Radio France - Alexandre Berthaud

La Galerie des Amphis débloquée, puis de nouveau bloquée

La police fait sauter le barrage, mais les partiels prévus le matin dans la Galerie des Amphis sont reportés, le jour même, dans d'autres bâtiments de l'Université. Dans le même temps, la direction annonce que les examens prévus l'après-midi dans cette Galerie des Amphis sont maintenus, avant que celle-ci ne soit de nouveau bloquée par les manifestants, ces examens sont reportés.

De nouveaux troubles aux examens dans l'après-midi

Dans un communiqué de presse, la Direction Départementale de la Sécurité Publique (DDSP) fait état de nouveaux troubles survenus dans l'après-midi. A l'UFRSTAPS, "des bloqueurs se sont introduits (...) à l'UFRSTAPS et ont déclenché l'alarme incendie, entraînant l'annulation des examens en cours". Puis à La Tronche, "une trentaine d'individus masqués ont forcé une porte arrière de la faculté de pharmacie, afin de perturber les examens en cours". Deux lieux devant accueillir les examens annulés le matin même dans la Galerie des Amphis.

"Je réaffirme, comme exposé depuis le début des événements, qu'il n'y aura aucun aménagement d'épreuve" - Patrick Lévy, président de l'Université Grenoble Alpes

"Ce que l'on revendique au sein de l'Assemblée Générale depuis le début du mouvement c'est un réaménagement des partiels (...) puisqu'on fait face à une situation singulière sur le campus de Grenoble" régit Joris Rouillon, président du syndicat étudiant UNEF en Isère. Il déplore que l'Université ne souhaite pas engager le dialogue, et "une négation totale de l'expression étudiante qui a lieu sur le campus et qui est celle de la non-volonté de l'application de la loi ORE". Si la suite du mouvement n'a pas encore été votée en Assemblée Générale, de nouveaux blocus sont "fort probables".