Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bobigny : sept nouvelles plaintes contre l'ancienne municipalité et l'ancienne direction de la Semeco

-
Par , France Bleu Paris

La Semeco, la société qui gère plusieurs équipements municipaux de Bobigny, porte plainte contre l'ancien directeur de cette structure, soupçonné d'avoir touché plusieurs centaines de milliers d'euros de l'ancienne municipalité, lors de son départ, contre "son silence". D'autres salariés sont visés.

Hôtel de ville de Bobigny
Hôtel de ville de Bobigny © Radio France - Hajera Mohammad

La société d'économie mixte de Bobigny (Seine-Saint-Denis), la Semeco, a annoncé ce mercredi 24 mars, avoir déposé une plainte contre son ancien directeur accusé d'avoir touché plusieurs centaines de milliers d'euros lors de son départ en échange de son "silence" aux élections municipales de 2020

L'ex-directeur de la Semeco mis en cause

Abdel Sadi, le nouveau maire (PCF) organisait une conférence de presse, ce mercredi 24 mars 2021, aux côtés de Waly Yatera, le nouveau président de la Semeco et de Mario Luciano, son nouveau directeur général, pour annoncer le dépôt de cette plainte et de plusieurs autres qui visent également d'anciens employés de cette société chargée de gérer les parkings, les dalles et le réseau de chaleur municipaux.

L'ancien directeur, mis en cause, dernier avait pris la tête en 2014 de la Semeco à Bobigny, la commune alors tout juste remportée par Stéphane de Paoli (UDI). Débarqué début 2020, le litige autour de son départ s'est soldé par un protocole d'accord transactionnel, signé le 4 février 2020, soit environ un mois avant le premier tour des élections municipales, remportées par les communistes. 

Un accord pour garder le silence ?

Ce document stipule que pour bénéficier de cette transaction financière, il prend "un engagement de neutralité politique jusqu'à la proclamation définitive du résultat du scrutin municipal", compte-tenu de "sa détention de données socio-économiques privilégiées" acquise par sa fonction, relate la plainte. 

En clair, il s'engage à ne participer "à aucune manifestation à caractère politique", "s'abstenir de formuler une quelconque opinion à caractère politique", "plus généralement à ne participer à aucun titre que ce soit aux élections municipales de Bobigny de 2020, ni la propagande qui les précède". Contacté par l'AFP, l'ex-directeur a indiqué ne pas pouvoir faire de déclaration, tant que la Semeco "ne l'y autorise pas". 

En échange, la société lui a versé un montant global d'environ 259.000 euros, selon les calculs de la nouvelle direction. L'objectif était "d'acheter le silence de l'ancien directeur de la Semeco avec de l'argent public", affirme Mario Luciano. 

L'ancien président de la Semeco est également visé par cette plainte pour "abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux, complicité et abus de pouvoir". Il figurait en 2020 sur la liste du candidat UDI Christian Bartholmé, lui-même également visé et par ailleurs ex-premier adjoint et proche du patron du parti, Jean-Christophe Lagarde. 

D'autres employés visés par des plaintes

Cette procédure s'accompagne de six autres plaintes visant quatre anciens dirigeants de la Semeco, soupçonnés d'avoir "détourné des fonds" publics dans leur seul intérêt personnel en s'octroyant des indemnités de départ pour 1,2 million d'euros

Fin 2020, une première salve de plaintes avaient été déposée pour des soupçons de fraude au sein de l'organisme HLM de la ville. L'ancien président de cet office, Jonathan Berrebi, avait dénoncé une manœuvre "politique". La gestion contestée de la maire de Bobigny pendant la mandature centriste fait par ailleurs l'objet d'une enquête pilotée par la Brigade de répression de la délinquance économique.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess