Faits divers – Justice

Devant le tribunal de Bobigny, une centaine de policiers réclament "plus de fermeté" contre les violences

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris Région mardi 25 octobre 2016 à 16:31

Devant le tribunal, les policiers ont allumé les sirènes des véhicules lors du rassemblement.
Devant le tribunal, les policiers ont allumé les sirènes des véhicules lors du rassemblement. © Radio France - Rémi Brancato

A l'appel de plusieurs syndicats, une centaine de policiers étaient rassemblés ce mardi midi devant le tribunal de Bobigny, en Seine-Saint-Denis pour dénoncer ce qu'ils appellent un "laxisme judiciaire". Le syndicat de police Alliance demande notamment plus de fermeté de la justice.

Après une semaine de mobilisations des policiers hors du cadre syndical, Alliance, le premier syndicat de gardiens de la paix, Synergie Officiers, l'Unsa et des syndicats de commissaires (SCPN, SICP) organisaient ce mardi à 13h des rassemblements silencieux devant les tribunaux. A Bobigny, en Seine-Saint-Denis, une centaine de policiers ont répondu à l'appel, solidaires de leurs collègues victimes d'une attaque au cocktail molotov, à Viry Chatillon dans l'Essonne.

"Il faudrait être fou pour ne pas avoir peur" raconte par exemple ce policier de la BAC (brigade anti criminalité) en Seine-Saint-Denis, qui estime que la justice fait preuve de "laxisme". "On demande plus de fermeté surtout à l'égard des violences contre les policiers et l'institution en général" ajoute Grégory Goupil du syndicat de police Alliance 93, qui réfute toute récupération du mouvement de grogne des derniers jours. "Ce que les collègues dénoncent aujourd'hui, c'est ce qu'on dénonce nous depuis 2012" estime-t-il.

Des policiers "menacés par des individus qui les reconnaissent"

Les policiers rassemblés décrivent un climat de violences envers l'institution policière en Seine-Saint-Denis. "On a énormément de collègues qui sont menacés par des individus qui les reconnaissent et les identifient et c'est pour ça qu'on demande aussi à ce que nos collègues dans le cadre des procédures judiciaires soient protégés par un anonymat sur la procédure avec leur numéro et non plus le nom comme c'est le cas aujourd'hui" explique Grégory Goupil.

Le syndicat demande aussi une réforme de la légitime défense pour les policiers et estime ne pas faire pression sur l'institution judiciaire avec ce rassemblement. Mathieu Rael, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance, se dit d'ailleurs conscient du manque de moyens de la justice. "Ils peuvent nous rejoindre" dit il, au sujet des personnels judiciaires. Le syndicat Alliance promet d'organiser ce rassemblement chaque mardi entre 13h et 13h30.

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