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Attentats déjoués à Paris : le commando de femmes et l'ado de 15 ans en prison

Par Marina Cabiten, France Bleu Paris Région et France Bleu lundi 12 septembre 2016 à 15:26 Mis à jour le mardi 13 septembre 2016 à 7:25

Des militaires près du parvis de Notre-Dame de Paris, non loin de là où les bonbonnes ont été trouvées dans une voiture
Des militaires près du parvis de Notre-Dame de Paris, non loin de là où les bonbonnes ont été trouvées dans une voiture © Maxppp - Philippe Lavieille

Les trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat à la voiture piégée ont été mises en examen et écrouées lundi soir. l'adolescent de 15 ans qui voulait passer à l'action est également sous les verrous.

Les trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat en France, téléguidé depuis la zone irako-syrienne via internet, ont été mises en examen lundi soir et écrouées. Elles sont mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste, en vue de commettre des crimes d'atteintes aux personnes, a annoncé le parquet de Paris. Inès  M., 19 ans et Sarah H., 23 ans, ont également été mises en examen du chef de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Amel S. est mise en examen pour complicité de ce crime. Le compagnon de Sarah H.,22 ans,  a lui été mis en examen pour non dénonciation d'un crime terroriste. Ces quatre personnes ont toutes été incarcérées.

"Commando de femmes"

Les deux plus jeunes femmes étaient connues des services pour leur radicalisation, elles avaient évoqué des gares de l'Essonne et de Paris ainsi que des policiers comme cibles potentielles. Elles envisageaient de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, selon des sources proches de l'enquête.

L'ado de 15 ans également en prison 

Dans une enquête distincte, un adolescent radicalisé de quinze ans, arrêté samedi dans le XIIe arrondissement de Paris, a lui aussi été mis en examen lundi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et écroué. Il avait apparemment dit, sur la messagerie cryptée Telegram, qu'il comptait  "passer à l'acte avec une arme blanche", mettant en alerte samedi les services de sécurité sur plusieurs sites sensibles à Paris.

En contact avec un djihadiste français bien connu

Les enquêteurs entrevoient un point commun entre ces deux dossiers: les contacts entretenus sur internet par ces femmes et par ce mineur avec Rachid Kassim, 29 ans, un djihadiste français qui téléguide ses émules via Telegram, probablement depuis la zone irako-syrienne. Ce réseau de messagerie crypté est considéré aujourd'hui comme l'un des moyens de communication préférés des djihadistes.

Selon les enquêteurs, Rachid Kassim aurait inspiré, de manière plus ou moins directe, les attaques de Magnanville (Yvelines), où Larossi Abballa a tué un policier et sa compagne le 13 juin, et de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean ont tué un prêtre dans une église le 26 juillet.

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