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Faits divers – Justice

Bordeaux : 13 demandeurs d'asile en grève de la faim depuis mercredi

vendredi 25 août 2017 à 19:53 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde et France Bleu

Ils sont Sénégalais, Guinéens, Albanais, Afghans ou encore Irakiens, tous détenus aux centre de rétention... Et depuis mercredi, ils refusent de s'alimenter ou de prendre des médicaments. Privés de liberté depuis parfois plus d'un mois, ils dénoncent les procédures appliqués aux étrangers.

Une chambre sécurisée du centre de rétention administrative de Bordeaux.
Une chambre sécurisée du centre de rétention administrative de Bordeaux. © Maxppp - Maxppp

Bordeaux, France

"Nous jugeons préférable de mourir ici plutôt que d'affronter les persécutions et les souffrances qui nous attendent dans nos pays d'origine", écrivent-ils dans une lettre adressée à la Prééfecture. L'un est Guinéen et homosexuel et craint un retour dans son pays, où il risque jusqu’à trois ans de prison en raison de son orientation sexuelle. L'autre tient un restaurant en France, et a des enfants de nationalité française. Un autre encore a obtenu un Master à l'Université de Tours, mais son visa n'a pas été renouvelé après la fin de ses études. Mais tous sont ont situation irrégulière ont été arrêtés et emmenés au sous-sol de l'Hôtel de police de Bordeaux, dans le centre de rétention administrative.

En lançant ce mouvement de grève de la faim (une personne a déjà dû être hospitalisée), ils espèrent alerter l'opinion sur les conditions de vie des étrangers. Ils dénoncent un placement quasi-systématique en centre de rétention, alors que la norme est l'assignation à résidence, et la complexité des procédures.

La cour, seule (petite) fenêtre sur l'extérieur du centre de rétention de Bordeaux, situé en sous-sol. - Maxppp
La cour, seule (petite) fenêtre sur l'extérieur du centre de rétention de Bordeaux, situé en sous-sol. © Maxppp - Maxppp

Dans ce petit lieu où seule une cour permet d'apercevoir le soleil, ils sont 16 à être enfermés, parfois depuis plus d'un mois." Au début j'ai essayé de faire connaissance avec tout le monde, raconte Alpha. Mais au bout de trois jours, il n'y avait plus rien à faire" . Pour leur avocate Hélène Thouy, "si cela peut faire changer les lois Françaises sur le droit des étrangers, qui sont dures et injustes, cela ira dans le bon sens".

De son côté la Préfecture rappelle que les placements en centres de rétention sont décidés par des juges de la liberté et de la détention, et confirmés en appel. Des décisions prises sur recommandations de six préfets différents. Les détenus bénéficient par ailleurs d'un suivi médial quotidien à l'intérieur du centre.