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Faits divers – Justice

Bordeaux : six mois de prison pour avoir agressé sexuellement une joggeuse

vendredi 17 novembre 2017 à 18:35 Par Seina Baalouche, France Bleu Gironde et France Bleu

Un jeune homme de 24 ans a été condamné ce vendredi à six mois de prison ferme après avoir agressé sexuellement une joggeuse à Bordeaux. Les faits remontent au 29 juillet 2016. Le prévenu se serait jeté sur la victime alors qu'elle faisait de la course à pied à Bordeaux-lac.

Le tribunal de grande instance de Bordeaux
Le tribunal de grande instance de Bordeaux © Radio France - Seina Baalouche

Six mois de prison ferme pour l'agression sexuelle d'une joggeuse. Un jeune homme de 24 ans a été reconnu coupable ce vendredi au tribunal de grande instance de Bordeaux.

"Elle ne doit son salut qu'à son état physique"

Les faits se sont déroulés à Bordeaux-Lac. La victime, une étudiante d'une trentaine d'année, faisait de la course à pied au bord du lac. Elle croise alors un homme qui a le pantalon légèrement baissé. Il la poursuit, et ceinture la jeune femme au niveau de la taille. Elle subit des attouchements mais se débat et arrive à se dégager de l'emprise de son agresseur. En partant elle dit avoir vu l'homme se masturber."Elle ne doit son salut qu'à son état physique" affirme la procureure lors du procès. Après un dépôt de plainte, l'homme a été retrouvé grâce à aux traces ADN laissées sur les vêtements de la victime. La jeune femme choquée n'a pas souhaiter assister au procès.

"Je ne me souviens plus de rien"

En garde à vue, le prévenu a d'abord nié les faits pour ensuite changer de discours au vu des preuves présentées. L'homme, mal à l'aise dans le box, est assisté d'une interprète : " Si j'ai fait ça c'est que je devais être dans un état d'inconscience complet. Je ne me souviens plus de rien, vous savez je prends des médicaments" explique-t-il. Pourtant, la juge rappelle que la procureure l'a fait examiner par un expert psychiatre qui n'a évoqué aucune altération du jugement :

Vous savez parfaitement ce que vous faites. Dans ses conclusions l'expert parle même d'un sociopathe paranoïaque.

L'avocate de la défense évoque pour sa part, le casier judiciaire vierge de son client et son histoire personnelle "très douloureuse" . De nationalité marocaine, il a vécu en Libye et aurait été très marqué par la guerre. Il s'est d'ailleurs enfui du pays pour se réfugier en France en prenant la mer avec sa femme qui était enceinte. "Mon client a besoin de soins avant tout" ajoute l'avocate. Ces explications n'ont visiblement pas convaincu les juges. La sentence tombe. Ce sera donc de la prison ferme. "Si vous voulez avoir un suivi psychiatrique vous en aurez tout le loisir à la maison d'arrêt" termine la juge.