Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Bordeaux : quatre mois de prison ferme pour avoir blessé des policiers en fuyant

lundi 30 avril 2018 à 18:28 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Un jeune homme de 22 ans a été condamné à quatre mois de prison ferme, et quatre avec sursis, pour avoir percuté une voiture de police, dans la nuit de jeudi à vendredi, en tentant de fuir un contrôle. Trois fonctionnaires ont été blessés. Les syndicats dénoncent une multiplication des violences.

Le tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné ce jeune Cenonais, lundi.
Le tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné ce jeune Cenonais, lundi. © Radio France - Thomas Coignac

C'est un ras-le-bol des syndicats de police. Ils dénoncent, en 10 jours une multiplication des actes violents contre les forces de l’ordre à Bordeaux et dans sa métropole. Avec donc, la condamnation de ce jeune homme de 22 ans ce lundi. Précédée, le vendredi 20 avril, d'une cinquantaine de jeunes qui caillassaient une voiture de la BAC, sans faire de blessés, dans le quartier des Aubiers

Dimanche, enfin, c'est un automobiliste qui forçait un barrage de police, blessant légèrement deux fonctionnaires, obligés de faire usage de leur arme, sans réussir à stopper le conducteur, toujours en fuite. 

Quand la justice ne fait plus peur, les policiers ne sont pas assez respectés, dit Alliance

Le syndicat de police Alternative Police 33 CFDT dénonce dans un communiqué, dénonce des "comportements intolérables et de plus en plus fréquents". Alliance, le principal syndicat policier, par la voix de son secrétaire régional Eric Marrocq regrette une justice pas assez sévère à l'encontre des violences contre les policiers : "Dans l'affaire des Aubiers, le mis en cause a été condamné à trois mois de prison ferme, quand le parquet en réclamait 12. Ça n'est pas cher payé. La justice ne fait pas assez peur, et quand la justice ne fait plus peur, les policiers ne sont pas assez respectés".

Course-poursuite entre Paludate et le Pont Chaban

Cette fois-ci, ce lundi, le tribunal de Bordeaux a décidé de suivre les réquisitions du parquet. Et de condamner ce jeune homme de 22 ans à quatre mois de prison ferme et quatre mois avec sursis. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce Cenonais sortait d'une boîte de nuit, quai de Paludate, lorsqu'il a pris le volant, accompagné de l'un de ses amis, et de deux jeunes femmes, rencontrées pendant la soirée. Le conducteur n'a pas de permis ("mais je me suis inscrit au code", dit-il à la barre), et présente un taux d’alcoolémie de 0.89 gramme d'alcool par litre de sang (contre 0.5 comme limite autorisée). 

Eric Marrocq, secrétaire général du syndicat Alliance - Police nationale. - Radio France
Eric Marrocq, secrétaire général du syndicat Alliance - Police nationale. © Radio France - Thomas Coignac

Il conduit vite sur les quais de Bordeaux, et est pris en chasse par une voiture de police. Selon les policiers l'homme tente alors de les semer, prenant des sens interdits, grillant des feux rouges, éteignant ses phares. Avant d'être coincé par la circulation sur le pont Chaban Delmas. La Peugeot 207 tente alors de se dégager, passe la marche arrière, et percute violemment une voiture de police. Les trois fonctionnaires, légèrement blessés (1 jour d'ITT chacun), le maîtrisent alors. 

Dans le box des prévenus, le jeune homme s'excuse à maintes reprises, met son comportement sur le compte de l'alcool. Et explique qu'il a "quelques trous de mémoire". Il dit avoir compris qu'il était poursuivi, "mais pas par la police". Son avocat, maître Blazy, relèvera d'ailleurs le fait que les deux passagères n'aient pas réellement remarqué la course-poursuite. Il décrira son client comme "un jeune homme charmant", que les quelques jours en détention et le passage au tribunal auront contribué à calmer. Bien loin, donc de quelqu'un tentant intentionnellement de blesser des policiers.