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Bordeaux : 12 ans de prison pour l'ex-manager du Rouen Hockey Club

Vincent Leroyer, ancien dirigeant du club de hockey de Rouen, a été condamné ce mercredi par la cour d'assises de Gironde à 12 ans de prison. Cet ancien sportif de haut niveau était jugé depuis lundi pour viol et agressions sexuelles sur cinq anciens jeunes hockeyeurs. Il ne fera pas appel.

L'accusé (de dos) et son avocat, maître Philippe Noël
L'accusé (de dos) et son avocat, maître Philippe Noël © Maxppp -

Le verdict est tombé peu avant 17h ce mercredi aux Assises de Gironde, après trois heures et demi de délibéré : Vincent Leroyer a été condamné à 12 ans de prison. Cet habitant de Libourne de 60 ans, ex-champion de France de natation, ex-manager du club de hockey de Rouen, a été reconnu coupable de tous les actes qui lui était reprochés : les agressions sexuelles commises sur cinq anciens jeunes membres du club, entre 1986 et 1996, alors qu'ils avaient entre 6 et 14 ans, mais aussi le viol dont l'accusait l'un d'eux, et que l'accusé a contesté jusqu'au bout. Il sera également inscrit au fichier national des auteurs d'infractions sexuelles. 

Cet ex-cadre de chez Arena comparaissait libre, il a été conduit en prison dès la fin de l'audience. Dans la matinée, l'avocat général avait requis entre 12 et 14 ans d'emprisonnement à son encontre, vu "la gravité , la durée et la multiplicité des faits".

Le verdict a été accueilli par des pleurs de soulagement et de longues accolades par les parties civiles, cinq hommes, qui ont aujourd'hui la quarantaine , et qui pendant trois jours, ont dû déballer leurs vies et les séquelles de ces agressions. _"Justice a été rendue, s_e félicite Benjamin, l'une de ces victimes. Il y avait 21 questions qui étaient posées aux jurés, et aux 21 questions, ils ont répondu oui, à l'unanimité. Les jurés ont cru à ce qu'on a dit, et c'était important pour nous d'être crus par les adultes, on a de nouveau confiance dans les adultes. Cela fait 25 ans qu'on avance pas dans la vie, et on reconnait enfin notre statut de victime." 

On va enfin pouvoir démarrer notre vie - Benjamin, l'une des victimes 

"J'espère qu'on va tous à présent tourner cette page, et fermer ce bouquin" Benjamin, l'une des victimes

"C'est ce que ces jeunes venaient chercher à Bordeaux, ajoute Philippe, le père de deux des parties civiles : la reconnaissance de leurs sévices, et pouvoir se libérer de la culpabilité qu'ils portaient, alors qu'ils n'y sont pour rien. Pour mon plus jeune fils, qui est détruit, on ne peut même pas parler de reconstruction, mais de construction, car dès l'âge de six ans, il n'a pas pu se structurer." 

Une sanction acceptée par l'accusé

Selon les victimes et leurs proches, la peine est "proportionnée", et paradoxalement, elle a également été accueillie avec soulagement par Vincent Leroyer, explique son avocat, maître Etienne Noël.  "Moi, je trouve la peine lourde, mais mon client ne va pas faire appel, et la façon dont il me l'a dit est assez remarquable : il m'a confié qu"il ne voulait pas imposer ça une fois de plus à ses victimes. Cela montre qu'il accepte cette peine. 

Il est prêt à assumer cette sanction , cela reflète qu'il assume sa responsabilité vis à vis à des parties civiles — maître Etienne Noël, l'avocat de l'accusé

L'accusé accepte la peine, et ne fera pas appel

Un procès que les victimes ont voulu public ,sans huis clos, car "il doit servir d'exemple, disent-ils, pour libérer la parole des enfants et que ça n'arrive plus". 

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