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Pesticides épandus près d'une école : les deux viticulteurs de Villeneuve condamnés en appel à Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Après un non-lieu, puis une relaxe en première instance, la justice a finalement condamné ce mercredi les deux agriculteurs de Villeneuve à des amendes avec sursis. Ils avaient causé l'intoxication des enfants de l'école en épandant leurs produits phytosanitaires à l'heure de la récré en 2014.

L'école de Villeneuve dans le Blayais
L'école de Villeneuve dans le Blayais © Radio France - Xavier Ridon

C'est une affaire emblématique qui secoue le vignoble bordelais depuis 2014. En mai 2014 deux viticulteurs de la commune de Villeneuve avaient épandu des produits phytosanitaire devant l'école. Immédiatement les 28 élèves et leur enseignante s'étaient plaint de picotements aux yeux, de maux de gorge jusqu'au malaise de certains. L'institutrice avait même été hospitalisée.

Le château Castel La Rose, en agriculture conventionnelle, avait utilisé les fongicides Eperon et Pepper, le château Escalette, en  "bio", avait épandu de la bouillie bordelaise, de l'Héliocuivre et de l'Héliosoufre S.

La fédération de Gironde de la Sepanso, association de protection de l’environnement, avait alors déposé plainte contre X pour intoxication devant le parquet de Libourne.  

Maître François Ruffié, avocat de la SEPANSO évoque une triple victoire

Un feuilleton judiciaire aux multiples rebondissements

L'affaire a fait l'objet de plusieurs rebondissements judiciaires : un non-lieu prononcé par le juge d'instruction en 2014, un premier procès à Libourne en 2019 qui aboutit à la relaxe des viticulteurs et donc ce deuxième procès en octobre dernier devant la Cour d'appel de Bordeaux.

"La santé de nos enfants méritait bien un procès" avait expliqué l'avocat de la Sepanso maître Ruffié en 2018. Pour lui, "cette affaire a fait changer le discours du CIVB. Maintenant, il faut que les pratiques changent, car, on le voit sur les réseaux sociaux, des gens filment des épandages en plein vent etc... Peut-être que ce procès conduira certains dans le Bordelais à changer. Il suffit juste d'appliquer la réglementation en vigueur. Pas besoin de changer la loi. Cette affaire sera j'espère une jurisprudence supplémentaire comme ça existe déjà devant le tribunal de Nîmes par exemple."

Ce mercredi, nouveau rebondissement devant la cour d'appel de Bordeaux avec la condamnation des deux viticulteurs à 5 000 euros d'amende avec sursis. Ils devront également payer la somme de 3000 euros de dommages intérêts aux parties civiles (la Sépanso, et Générations Futures). 

La justice a considéré que les deux professionnels n'avaient pas mis en oeuvre tous les moyens à leur disposition pour éviter la dispersion des produits dans la cour d'école, avec par exemple l'utilisation d'un anémomètre. Au moins l'un des deux professionnels devrait se pourvoir en cassation.

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