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Faits divers – Justice

Bordeaux : le "bidonville des Sahraouis" en partie détruit par un incendie

mercredi 2 mai 2018 à 12:48 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Un incendie s'est déclaré vers 22h30, mardi soir, dans un bâtiment désaffecté, quai Deschamps à Bordeaux, pour la troisième fois en moins de deux ans. Une grande partie des demandeurs d'asile qui l'occupent, pour la plupart d'origine sahraouie, ont passé la nuit dehors.

Devant le bidonville détruit, une partie des demandeurs d'asile ont passé la nuit dehors.
Devant le bidonville détruit, une partie des demandeurs d'asile ont passé la nuit dehors. © Radio France - Thomas Coignac

Bordeaux, France

C'est une série noire, mais que tout le monde voyait venir. Le "bidonville des Sahraouis" de la rive droite de Bordeaux, a encore été en partie détruit par un incendie. Comme en juin 2016, comme en mars 2017. Pourtant, il y a quelques semaines, les associations alertaient sur le sort des personnes qui y habitent, dans une conférence de presse, demandant à la préfecture des relogements. 

Cette fois-ci, on ne sait pas pourquoi l'incendie a pris. Il a détruit un bâtiment en dur, qui abritait une trentaine de personnes. Le feu, a a priori épargné les autres bâtiments du camp, qui reste toujours inaccessible à tout le monde, ce mercredi, pour des raisons de sécurité. 130 personnes ont été évacuées du camp. La préfecture avait bien proposé un hébergement d'urgence au gymnase Thiers, mais seulement quatre femmes y ont répondu. Une petite centaine d'hommes a passé la nuit juste en face, sur les pelouses du Parc aux Angéliques, en attendant qu'on les autorise à aller récupérer quelques affaires. 

Hébergement d'urgence au gymnase Thiers

Cette solution provisoire du gymnase va de nouveau être proposée des prochains jours par la préfecture de la Gironde. Son secrétaire général, Thierry Suquet promet que "des démarches individuelles, au cas par cas, seront mises en place, pour des hébergements de plus longue durée". Seraient notamment utilisées, les CADA (centre d'accueil pour demandeurs d'asile) ou des CAO (centre d'accueil et d'orientation). 

Avec l'objectif que personne ne revienne vivre dans ce squat, appelé à être détruit, dit le maire de Bordeaux, Alain Juppé. La Mairie de Bordeaux a lancé une expertise pour évaluer les risques, notamment d’effondrement des murs. Ce qui pourrait effectivement conduire à la fermeture définitive des lieux.

De leur côté, les associations sont sceptiques. "On a l'impression qu'on s'intéresse aux Sahraouis qu'en cas d’événement de ce type, dit Denis Moreau, président de la Ligue des droits de l'Homme en Gironde. Et que dans quelques semaines, ils reviendront, et qu'on les aura oubliés".  

Quel avenir pour les Sahraouis ?

Devant le squat.  - Radio France
Devant le squat. © Radio France - Thomas Coignac