Faits divers – Justice

Bordeaux : le chef présumé de la Confrérie des voleurs à la barre du tribunal correctionnel

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde lundi 20 mars 2017 à 18:52

Un procès qui va durer 6 jours
Un procès qui va durer 6 jours © Radio France - Stéphane Hiscock

Artur Yusbashev, chef présumé d'un réseau mafieux qui sévissait partout en France comparait depuis lundi matin devant la justice bordelaise. A ses côtés, 21 autres prévenus. Tous sont accusés de vols ou trafic de cigarettes. Il s'agirait de la branche française d'une organisation internationale.

Ce gang de voleurs aurait sévit un peu partout en France entre 2011 et 2013. Bordeaux, Mont de Marsan, Bergerac mais également Saint-Etienne, Lyon, Lille, Cannes et Nice l'organisation criminelle était spécialisée dans la contrebande de cigarettes et les vols en tout genre. Les prévenus sont originaires du Caucase (Géorgie, Arménie et Russie). C'est la JIRS (Juridiction Inter-Régionale Spécialisée) de Bordeaux qui a mené l'enquête.

Cette enquête a mené les policiers à Nice où résidait le chef présumé de cette "confrérie des voleurs", Artur Yusbashev, dit "le Prince de Nice". Ce lundi il a été le premier à comparaître à la barre.

A la barre, un homme malade

Le chef présumé de l'organisation mafieuse a perdu de sa superbe. C'est un homme malade et même titubant qui se présente devant le tribunal. "Quels sont vos revenus" demande la présidente ? "On m'envoie de l'argent de Russie, c'est de la famille qui m'aide, car je suis handicapé." "Est-ce que vous confirmez votre appartenance à la confrérie des voleurs et votre statut de chef trois étoiles dans la hiérarchie ?" Yusbashev refuse de répondre.

Mais les preuves sont là : le Géorgien été photographié à plusieurs reprises lors de réunions au sommet de l'organisation mafieuse en Grèce et en Russie. Il fait bien parti du premier cercle. Son rôle en France : récolter l'impôt de l'organisation mafieuse et transmettre l'argent vers le sommet du gang à Moscou. En 2012 les enquêteurs avaient placé son téléphone sur écoute. Les preuves sont accablantes et pourtant à la barre le "Prince de Nice" nie tout en bloque. Sa réponse favorite : "Je ne me souviens pas".