Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Bordeaux : les Eclaireurs de France relaxés après le suicide d'un jeune scout

mercredi 7 novembre 2018 à 17:26 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde et France Bleu

L'adolescent, âgé de 16 ans, avait été retrouvé pendu. Les Eclaireurs de France avaient effectué un signalement au parquet le concernant et venaient de lui refuser l'accès à une journée de scoutisme.

Le palais de justice de Bordeaux.
Le palais de justice de Bordeaux. © Radio France - Yves Maugue

Bordeaux, France

L'association des Eclaireurs de France a été relaxée ce mercredi par le tribunal correctionnel de Bordeaux. L'audience avait eu lieu début octobre. L'association était poursuivie pour homicide involontaire en tant que personne morale par la famille d'un adolescent de 16 ans qui s'était suicidé au domicile familial, à Bordeaux, en septembre 2015. 

Lors d'un camp scout, il était tombé amoureux d'un enfant de 12 ans dont il avait publié la photo sur un site pédo-pornographique. Les Eclaireurs de France avaient alors décidé de ne plus l'accepter parmi eux. Les parents n'ont rien su jusqu'au suicide de leur fils. Le tribunal estime que le lien de causalité n'est pas établi entre d'éventuelles négligences commises et le suicide de l'adolescent. "En droit, explique Maître Benoît Chabert, l'avocat des Eclaireurs de France, il faut qu'un lien de causalité certain existe entre le dommage et la faute. Malheureusement, en matière de suicide, il est quasiment impossible de connaître les causes réelles qui amènent à un acte aussi dramatique. C'est une décision forte qui dit que ce n'est pas parce que la souffrance existe que l'infraction est caractérisée"

Signalement au parquet et mail égaré

Les parents estimaient quant à eux que l'association aurait dû les alerter sur la détresse psychologique de leur fils. Deux jours avant le suicide, l'association avait effectué un signalement au procureur, saisie par une autre association Wanted Pedo de l'existence de la photo sur un site pédo-pornographique. Le même jour, elle avait envoyé un mail aux parents expliquant qu'à la suite de "difficultés", il n'était pas souhaitable que leur fils continue de participer aux activité des Eclaireurs. Mais les parents n'avaient jamais reçu le message et, deux jours plus tard, leur fils s'était présenté à une journée de scoutisme. Les animateurs lui avaient alors refusé l'accès évoquant son "comportement" avec le garçon de 12 ans et la photo sur internet. De retour chez lui, l'adolescent s'était suicidé. Lors de l'audience devant le tribunal, le procureur avait requis un non-lieu. Il avait considéré que les éléments "indispensables à la condamnation" n'étaient pas apportés.