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Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Bordeaux : les policiers agacés par la polémique sur l'usage des LBD

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Avant l'acte dix de la mobilisation des gilets jaunes, et après la blessure d'un manifestant, pompier volontaire de Bazas, samedi dernier à Bordeaux, la polémique enfle sur l'usage des lanceurs de balles de défense par les forces de l'ordre. Les syndicats de policiers sont exaspérés.

Le dispositif policier avant l'acte 9 du mouvement des gilets jaunes place Pey Berland à Bordeaux
Le dispositif policier avant l'acte 9 du mouvement des gilets jaunes place Pey Berland à Bordeaux © Radio France - Stéphane Hiscock

Bordeaux, France

Le Défenseur des Droits Jacques Toubon a demandé ce jeudi la suspension des lanceurs de balles de défense (LBD). Il y a eu au moins 40 blessés par des tirs de LBD depuis le début des manifestations des gilets jaunes (dont 12 éborgnées). Ce qui fait réagir les policiers agacés par cette polémique alors qu'une enquête de l'IGPN a été ouverte, pour faire la lumière sur les circonstances de la blessure à la tête d'un pompier de Bazas, samedi dernier à Bordeaux. Sa femme accuse les policiers de l'avoir visé, de derrière, en pleine tête, avec un LBD. Elle évoque un acte disproportionné, "barbare" et délibéré. L'homme, opéré au CHU de Bordeaux, est sorti du coma.

"Et si l'on retire les LBD aux forces de l'ordre, il y aura toujours des projectiles en face "

Face à la polémique, les policiers se disent exaspérés, par cette stigmatisation, et "ce débat qui tourne en rond, de gens qui ne sont pas  sur le terrain, et qui ne se prennent pas, durant des heures et depuis 2 mois, des grilles, des pavés, des cocktails Molotov, ou des boules de pétanque, dans la figure". "C'est inévitable, qu'il y ait des blessés, au vu de la violence de certains", explique le syndicat Unité SGP FO. "Si la police réplique, c'est qu'il y a une bonne raison ! Il s'agit de repousser les assauts" assure l'UNSA. Un représentant d'Alliance, ajoute, qu'en "25 ans de maintien de l'ordre, il n'a jamais vu un tel acharnement contre les forces de l'ordre en particulier à Bordeaux. Ce ne sont plus des manif "mais de la guérilla urbaine"

"On fait quoi? On se contente d'une matraque ?"

Que faire ? interrogent les syndicats. "Se contenter d'une matraque ?" Ils tiennent aussi à rappeler que "c'est la dernière alternative avant le recours aux armes létales. Et les LBD sont retirés aux forces de l'ordre, il y aura toujours des projectiles de l'autre côté..." 

Tous les syndicats s'accordent également pour dire qu'il n'est pas question d'excuser et que s'il y a eu faute, dans le cas des pompier de Bazas ou dans les autres, les enquêtes le détermineront, et il y aura sanctions. Il expliquent également que chaque policier équipé d'un LBD, a été formé et connaît les règles d'usage.

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