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Faits divers – Justice

Bordeaux : un chef d'entreprise jugé pour harcèlement sexuel

mardi 30 janvier 2018 à 21:07 Par Olivia Chandioux, France Bleu Gironde

12 mois de prison avec sursis. C’est la peine requise mardi par le procureur au tribunal correctionnel de Bordeaux à l’encontre d’un chef d’entreprise accusé de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles par quatre anciennes salariées.

Le procureur a requis 12 mois de prison avec sursis pour le dirigeant d'entreprise accusé de harcèlement sexuel par quatre salariées.
Le procureur a requis 12 mois de prison avec sursis pour le dirigeant d'entreprise accusé de harcèlement sexuel par quatre salariées. © Maxppp - Photo d'illustration

Bordeaux, France

L’homme de 37 ans dirige Synergies@venir, une entreprise basée à Langon et La Breide, spécialisée dans l’aide à domicile et qui emploie 400 personnes. Quatre salariées l’accusent de harcèlement sexuel. Ces faits se seraient produits entre 2011 et 2014. Toutes lui reprochent la même chose : des gestes (attouchements fesses, cheveux, poitrine) et des paroles déplacées. Des attitudes que nie farouchement le prévenu lors de son procès mardi devant le tribunal. L'homme qui à la barre semblait avoir du mal à différencier compliment et harcèlement. 

"Je n'ai jamais rien imposé à personne." "Il faut être deux pour un jeu de séduction." C'est ce qu'il déclare à la barre. Pourtant les témoignages des victimes se ressemblent. Elles décrivent les compliments trop insistants. Des textos aussi. Et puis des mains baladeuses sur leurs cuisses, ou encore leur poitrine. L'homme irait même jusqu'à réclamer des fellations. "Quand on est patron on ne met pas la main sur la cuisse de ses employés par affection !" lance le président du tribunal, un peu agacé devant un prévenu qui fait mine de ne pas comprendre du haut de son mètre 90. 

Le procureur a requis 12 mois de prison avec sursis

Un prévenu décrit par ses collègues comme "un homme à femmes", "un peu obsédé" et souvent "lourdingue". Pour lui tout ceci est un complot monté par son ancien associé pour lui piquer la boîte qu'ils avaient créée ensemble. Son avocat a d'ailleurs plaidé la relaxe. "Ceci n'est pas le procès de la séduction" lui rappelle le procureur. "Mais on vous reproche dépasser les limites, abusé de votre position de patron" poursuit le magistrat. Le procureur qui a requis 12 mois de prison avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 27 février.