Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Bordeaux : un quinquagénaire comparaît pour avoir étranglé sa mère, le verdict attendu ce mercredi

mardi 4 octobre 2016 à 19:22 Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Gironde

Un homme de 55 ans est jugé depuis lundi devant les assises de la Gironde. En octobre 2014, il est accusé d'avoir étranglé sa mère à Villenave-d'Ornon. Il encourt la perpétuité, mais l'avocat général a requis douze ans de réclusion criminelle.

Le verdict est attendu ce mercredi dans la journée
Le verdict est attendu ce mercredi dans la journée © Radio France -

Bordeaux, France

"Cet homme a accompli un acte monstrueux, mais ça n'est pas un monstre" : c'est la phrase clé au deuxième jour du procès. En octobre 2014 à Villenave-d'Ornon, l'accusé, âgé de 55 ans, a étranglé sa mère, septuagénaire, avec la ceinture de sa robe de chambre. Un acte qui n'est pas jugé comme étant une pulsion, selon les experts.

►►► À LIRE AUSSI : Meurtre d'une septuagénaire à Villenave-d'Ornon : son fils mis en examen et écroué

Au cœur des débats ce mardi, la scène du crime, mais aussi la psychologie de l'accusé. Il devient bipolaire et paranoïaque après avoir assisté à l'assassinat de son père par son oncle, en 1973. S'en suivent deux suicides familiaux. En quatre ans, l'homme, sous curatelle, fait 23 séjours en hôpital psychiatrique, mais revient toujours vivre chez sa mère.

"J'ai tué maman"

Encore maintenant, lorsqu'il parle d'elle, il dit "maman" d'une voix enfantine. Une mère dominante : selon les experts, il se sent infantilisé, persécuté, surveillé à chaque instant. Jusqu'au moment où, en octobre 2014, il aurait voulu la faire taire en l'étranglant dans la nuit.

Un récit qui ne l'affecte pas : l'accusé s'endort pendant les débats. Il sait qu'il a fait "une grosse bêtise" : "J'ai tué maman. Toute la nuit, je lui ai demandé pardon et j'ai pleuré." Il en parle froidement : pour lui, ça n'a été qu'une pulsion. Le président se questionne : "Un passage à l'acte violent, ça ne s'improvise pas." Le verdict est attendu ce mercredi dans la journée.