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Bordeaux : une enquête vise Bernard Laporte après une accusation d'emploi fictif

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, est visé par une enquête préliminaire suite à un signalement l'accusant d'avoir troqué un emploi fictif contre son carnet d'adresses en Gironde. Un échange supposé qu'il aurait réalisé avec Marc Faujanet, un homme d'affaires.

Bernard Laporte est visé par une enquête ouverte par le parquet de Bordeaux concernant un emploi fictif qu'il aurait échangé contre son carnet d'adresses.
Bernard Laporte est visé par une enquête ouverte par le parquet de Bordeaux concernant un emploi fictif qu'il aurait échangé contre son carnet d'adresses. © Maxppp - MICHAEL ESDOURRUBAILH/LE MIDI LIBRE/MAXPPP

Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France, ex-secrétaire d’État chargé des Sports et actuel président de la Fédération française de rugby, pourrait bien se retrouver à nouveau aux prises avec la justice. Il est visé par une enquête préliminaire pour des chefs de faux, usage de faux, abus de biens sociaux et recel d'abus de biens sociaux par le parquet de Bordeaux, ouverte le 2 novembre dernier. 

Cette enquête part d'un signalement concernant un emploi fictif dont il aurait bénéficié auprès d'un homme d'affaires girondin, Marc Faujanet. Selon ce signalement, il aurait livré son carnet d'adresses contre l'obtention de cet emploi fictif, au début des années 2010.

Le signalement provient de son neveu, Julien Faujanet, un informaticien qui a travaillé, d'après ses dires, en tant que hacker indic' pour la police des États-Unis et désormais basé dans la région de Marseille. Il dit avoir "entendu, au cours d'un repas, [son] oncle, Marc, se vanter auprès de [son] père d'avoir embauché Bernard Laporte" dans l'entreprise Espace Loisirs Concepts (ELC) spécialisée dans la construction d'Ehpad, dont il a été le gérant de 2008 à 2013 d'après le parquet de Bordeaux. 

Le parquet précise qu'à l'origine Julien Faujanet avait adressé son signalement au Parquet national financier (PNF) qui ne s'est pas jugé compétent sur ce dossier.

Un emploi fictif à 10 000€ par mois ?

De ce signalement, Julien Faujanet lui-même fait la part des choses : il y a "ce que je sais et ce que j'ai entendu". Ce qu'il croit savoir, ce sont les propos tenus par son oncle lors de ce repas. Ce qu'il "a entendu, c'est ce que [mon] père lui-même avait entendu quand il travaillait pour ELC, à savoir que Bernard Laporte aurait touché 10 000€ par mois pour cet emploi fictif. Mais ça je ne peux pas l'affirmer", précise-t-il à France Bleu Gironde par téléphone.

Bernard Laporte, par la voix de son avocat, dément et nie les faits. "Ni lui, ni moi ne savons de quoi on parle", a réagi Me Jean-Pierre Versini-Campinchi à l'AFP. "Il y a toujours une enquête quelle que soit la bêtise de la plainte. Tout ça est scandaleux", a-t-il ajouté.

Un conflit familial à l'origine

Pour Julien Faujanet, tout comme son oncle Marc Faujanet, désormais président du groupe Opéra (pâtisseries), l'origine de la querelle serait familiale. Ce dernier, joint par l'AFP, parle d'une "vendetta familiale" qui prendrait sa source avec le licenciement de son frère (le père de Julien) : Alex Faujanet. "Il a été licencié alors qu'il n'a jamais touché un euro quand il était le directeur de la pub de son entreprise", rétorque Julien Faujanet.

Un point reste aussi à éclaircir, c'est le rôle d'Arielle Rouet. Elle est présentée par Julien Faujanet comme l'intermédiaire entre Bernard Laporte et Marc Faujanet. "Elle était aussi amie avec mon père jusqu'à ce matin mais depuis mon signalement, elle ne l'est plus trop", précise l'informaticien. Il évoque des pressions et des menaces proférées par cette dernière "qui m'a dit qu'elle était très amie avec le patron de la PJ [police judiciaire, N.D.L.R]" pour qu'il n'ébruite pas cet emploi fictif supposé.

Pour éclaircir ces zones d'ombre, Julien Faujanet sera entendu par la direction interrégionale de la police judiciaire dans les prochains jours.

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