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Faits divers – Justice

VIDÉO - Un hippopotame au cœur d'une bataille judiciaire entre One Voice et le cirque Royal Kerwich

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Par , France Bleu Provence

L'association de défense des animaux One Voice annonce déposer plainte contre le cirque Royal Kerwish notamment pour "mauvais traitements sur animaux" se basant sur une vidéo prise cet été à Gassin (Var). Le cirque contre-attaque pour "incitation à la haine". Au cœur du conflit, un hippopotame.

Boulie et William Kerwich, le directeur du cirque Royal Kerwich
Boulie et William Kerwich, le directeur du cirque Royal Kerwich -

Gassin, France

Elle s'appelle Boulie, elle a 21 ans. C'est une ravissante hippopotame qui partage depuis près de 20 ans le quotidien des autres animaux du cirque Royal Kerwich, basé selon la saison entre les Bouches-du-Rhône et le Var. Or Boulie nourrit depuis quelques jours une très vive polémique entre les amateurs de cirque avec animaux et les anti

L'association One Voice annonce en effet ce jeudi le dépôt d'une plainte auprès du parquet de Tarascon contre le cirque Royal Kerwich, notamment pour "mauvais traitements sur animaux commis par un professionnel, maintien d'un animal captif dans un habitat pouvant être cause de souffrance". Le cirque visé a décidé de contre-attaquer en déposant plainte également, pour "incitation à la haine".

La vidéo qui met le feu aux poudres

L'association One Voice se base sur une vidéo tournée par un de leurs enquêteurs cet été lorsque le cirque était en représentation à Gassin. On y voit Boulie manger de l'herbe dans une pâture, près du campement, puis être pressée de regagner son enclos par un membre du cirque à bord d'une voiture.

"Les hippopotames sont des espèces vulnérables qui sont en danger. Montrer un hippopotame dans ces conditions là, ça n'éduque pas les enfants à qui sont les hippopotames et à avoir envie de les protéger dans la nature. On ridiculise Boulie et on lui fait vivre un calvaire en lui faisant parcourir les routes toute l'année, juste pour deux minutes de spectacle" s'insurge Muriel Arnal, présidente et fondatrice de One Voice. 

La diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux a engendré un flot d'insultes et de menaces des défenseurs des animaux sur la page du cirque en question.

Le cirque contre-attaque

Le directeur du cirque Kerwich décide alors de déposer plainte à son tour, blessé, dit-il, par les propos. "Ma vie et mon cirque sont construits autour de mes animaux. Donc bien sûr que je les aime. Je ne me vois pas vivre aujourd'hui sans mes animaux. Nous, on s'est aperçus aujourd'hui que c'est un problème politique, et que c'est pas un problème du bien-être animal. En ce moment, ils sont entrain de multiplier les actions à l'approche des élections municipales. Et nous, on a du mal à se débattre, car on vient avec des arguments de bien-être animal. Nous, on ne fait pas de politique. Ils ne s'inquiètent même pas du sort de nos animaux s'ils devaient être enlevés et remis en liberté, ce qui les condamneraient à mort puisqu'ils s'agit d'animaux nés en captivité". 

William Kerwich dit avoir été menacé à plusieurs reprises par des opposants. "On m'a même dit que j'aurais dû être au Bataclan ce jour-là, ou les gens du cirque, mais qu'il n'est pas trop tard. J'ai même eu qu'il fallait tuer le directeur du cirque, comme ça il n'y aurait plus de cirque". 

Le directeur du cirque Royal Kerwich conclut en déplorant l'absence de dialogue avec les associations de défense. "Nous, nous cherchons des solutions pour faire encore mieux.  Mais eux, quand il y a des réunions au ministère, ils laissent toujours la chaise vide, donc on ne peut jamais discuter."

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