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Bourg-les-Valence : l'auteur du mauvais canular sur Facebook se rend

Par Nathalie De Keyzer, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu lundi 1 août 2016 à 20:53

Commissariat de Valence
Commissariat de Valence © Radio France - Nathalie de Keyzer

Il avait fait croire à une fusillade dans Bourg-les-Valence samedi sur Facebook. Le parquet de la Drôme avait ouvert une enquête. Ce jeune homme de 19 ans s’est rendu ce lundi après-midi aux policiers de Valence.

Il a sans doute fini par avoir peur. L’auteur de la mauvaise blague du week-end sur internet est venu se rendre de lui-même ce lundi après-midi au commissariat de Valence. Samedi dernier, ce jeune homme de 19 ans avait fait croire à une fusillade dans Bourg-lès-Valence en publiant des images et un texte sur Facebook. Une publication qui s’est répandue comme une traînée de poudre et a semé l'inquiétude sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, pas une ligne de vraie mais tout était particulièrement crédible. Le jeune homme évoquait une fusillade dans la ville. Des tirs d'armes de guerre dans les rues, plusieurs blessés graves, l’intervention des forces de l'ordre. Il a même publié des photos de policiers. De quoi faire peur dans le contexte actuel d'attaques terroristes.

Enquête ouverte

Pas un seul mot de vrai, mais la publication semblait réaliste, car elle a été fabriquée via un site de canulars belge qui propose de créer ses propres blagues pour piéger ses amis. Le parquet de la Drôme a fait savoir dès samedi soir qu'il avait ouvert une enquête et n'avait pas l'intention de laisser passer ce genre de publications de mauvais goût dans le contexte actuel d’attaques terroristes en France.

L’auteur se rend

Sans doute apeuré par la proportion que prenait cette affaire, lundi le jeune homme est venu se livrer lui-même aux policiers de Valence. Il a été placé en garde à vue pour diffusion d'information de nature à troubler la paix publique, ce qui est punissable de 45.000 euros d’amende.

Il est également gardé à vue pour diffusion d'images ou de montages photo de nature à porter atteinte à l’intégrité des personnes, la peine maximale encourue pour ce délit est d’un an de prison et 37.000 euros.

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