Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Le plan Alerte enlèvement déclenché pour retrouver Mia, une fillette de 8 ans enlevée par trois hommes dans les Vosges

Assises du Cher : qui a tué Hyana, sept ans ?

-
Par , France Bleu Berry, France Bleu

Premier jour, ce lundi 18 janvier, aux assises du Cher du procès des cinq accusés de la mort de la petite Hyana, cette petite fille de sept ans déposée aux urgences de l'hôpital de Bourges dans un état critique fin décembre 2017. La fillette décédera le 16 janvier à Tours.

Le premier jour du procès des meurtriers de Hyana, accusés de torture et barbarie, s'est ouvert à Bourges
Le premier jour du procès des meurtriers de Hyana, accusés de torture et barbarie, s'est ouvert à Bourges © Radio France - Michel Benoit

Ce lundi 18 janvier s'ouvre le procès des personnes accusées de la mort de la petite Hyana, en janvier 2018. Le compagnon de la mère de la petite fille comparait pour torture ou actes de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et sa mère pour complicité d'actes de torture. Des chefs passibles de réclusion à perpétuité. 

Trois autres personnes poursuivies pour non assistance à personne en danger

Trois autres personnes de la famille sont poursuivis pour non assistance à personne en danger. L'une des accusées, la sœur du principal suspect, poursuivie pour non assistance à personne en danger, a été évacuée en ambulance en fin d'après-midi. Elle est enceinte de cinq mois. La cour statuera ce mardi matin sur la poursuite ou non du procès en fonction de son état de santé. 

L'entrée de la cour d'assises à Bourges
L'entrée de la cour d'assises à Bourges © Radio France - Michel Benoit

Une requalification en complicité de torture pour la mère

Cette première journée a été consacrée à la personnalité des deux principaux accusés pour mieux comprendre l'enchaînement des faits. Dans un premier temps, l'instruction avait conclu concernant la mère de l'enfant à de simples poursuites pour non dénonciation et omission de porter secours. Le procureur et l'association "La voix de l'enfant" s'étaient battus pour obtenir une requalification des poursuites en complicité de torture, "je pense que la jeune mère a facilité ces faits" estime Me Diane Massenet, partie civile pour la Voix de l'Enfant. "Et ceci en mettant à la disposition de Hamsa Boussalmi sa petite Hyana. Elle savait ce qu'elle faisait. Et de surcroît, lorsque sa fille a été dans un état grave, elle a refusé qu'on appelle les secours et cela à plusieurs reprises. Elle a déposé sa fille sous une fausse identité à l'hôpital et s'est enfuie avec Hamza Boussalmi. C'est donc très clair, entre sa fille qui était torturée et Hamsa Boussalmi, elle a choisi Hamsa Boussalmi."

Aujourd'hui, le couple est séparé et son ex conjoint va chercher à lui faire porter une partie des faits, "mr Boussalmi reconnaît certaines choses", explique son avocat, Me Georges Parastatis. "Mais il dit, attention, je n'ai pas tout commis. La violence sur ces enfants existait bien avant l'arrivée de Mr Boussalmi dans ce foyer. Il n'y a pas un méchant loup et de gentils agneaux qui n'ont rien commis. Ce n'est pas si simple. Je suis très interrogatif sur la capacité de mensonge notamment de la mère. "

Seul Hamsa Boussalmi est encore emprisonné
Seul Hamsa Boussalmi est encore emprisonné © Radio France - Michel Benoit

La jeune femme, qui avait eu sa fille à 15 ans, a déjà été mise en difficulté par l'avocat général, prise en flagrant délit de mensonge. Des mensonges mineurs pour son avocate Me Debord-Guy, "Quand elle ment, c'est comme une enfant. Et c'est depuis trois semaines, parce qu'elle est en panique. Une cour d'assises est pour elle un milieu extrêmement hostile. Que ce soit du côté des parties civiles, du côté du Parquet, du côté des co-accusés qui sont tous de sa belle-famille. Et bien, elle a paniqué. Pour autant pour toutes les choses importantes, elle n'a jamais menti." Une jeune femme qui aurait été, selon son avocate, sous l'emprise de son compagnon : la cour d'assises appréciera.

Enfance en danger.
Enfance en danger.
Choix de la station

À venir dansDanssecondess