Faits divers – Justice

Bourges : deux passionnés d'aéromodélisme poursuivis pour avoir survolé la centrale nucléaire de Belleville

Par Michel Benoît, France Bleu Berry et France Bleu mardi 11 octobre 2016 à 16:55

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire n'ont pas été directement survolés.
Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire n'ont pas été directement survolés. © Radio France - Michel Benoit

Deux amis comparaissent mercredi devant le tribunal correctionnel de Bourges. Ils sont accusés d'avoir survolé avec des drones une zone interdite : la centrale nucléaire de Belleville sur Loire.

C'était il y a deux ans, le 5 novembre 2014. L'un est originaire de Chatillon-sur-Loire dans le Loiret, l'autre est alsacien. On était alors en pleine psychose : différentes installations sensibles avaient été survolées par des drones. La piste terroriste avait été rapidement écartée dans cette affaire. L'un des prévenus est serrurier, le second est routier. Rien dans leur profil ne les rapproche d'apprentis terroristes ou d'activistes anti-nucléaires. Ils sont tout simplement passionnés d'aéromodélisme. Le 5 novembre 2014, après avoir célébré les 24 ans du plus jeune, ils décident d'aller aux abords d'un plan d'eau, près de la centrale pour filmer avec leurs deux drones une maquette de bateau. Une patrouille de gendarmerie les repère. Ils sont interpellés car le survol d'une centrale est interdit dans un rayon de 5 kilomètres ainsi qu'à moins de 1.000 mètres d'altitude.

Les deux amis risquent jusqu'à un an de prison et 75.000 euros d'amende. - Radio France
Les deux amis risquent jusqu'à un an de prison et 75.000 euros d'amende. © Radio France - Michel Benoit

Ils sont donc poursuivis pour survol par maladresse ou négligence d'une zone interdite. Il semble que leurs drones n'aient pas abordé le périmètre directe des installations nucléaires et qu'ils aient agi par ignorance. Ils risquent jusqu'à 1 an de prison et 75.000 euros d'amende. A l'époque, une quinzaine d'installations nucléaires avaient été survolées par des drones, des appareils trop petits et qui volent trop bas pour être repérés par les radars classiques. Depuis, l'armée de l'air aurait déployé de nouveaux équipements pour renforcer la surveillance.

Partager sur :