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Faits divers – Justice

Bourges : faire reculer davantage les violences conjugales

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Par , France Bleu Berry

La justice veut être encore plus efficace pour lutter contre les violences conjugales : environ 450 procédures l'année dernière en Berry, en légère progression chaque année. La parole des victimes se libère mais moins d'une victime sur cinq porte effectivement plainte.

Marie-Christine Tarare, procureure générale près la cour d'appel de Bourges.
Marie-Christine Tarare, procureure générale près la cour d'appel de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Bourges, France

La procureure générale de Bourges, Marie-Christine Tarare vient de réunir la plupart des partenaires pour essayer d'améliorer la prise en charge des affaires de violence conjugale.  Il a été notamment décidé d'associer davantage les médecins, que les victimes viennent parfois voir, après avoir reçu des coups. Début 2020 au plus tard, les médecins pourront leur proposer de faire un signalement via un petit formulaire qui sera ensuite adressé aux associations d'aide aux victimes, et cela dans les trois départements de la cour d'appel de Bourges : le Cher, l'Indre et la Nièvre. L'idée, c'est de repérer encore mieux les situations difficiles : " Certaines victimes vont voir un médecin pour obtenir un certificat médical après avoir essuyé des coups de leur compagnon, mais on s'aperçoit que certaines femmes s'arrêtent là remarque Marie-Christine Tarare, procureure générale à cour d'appel de Bourges. Du coup, aucune enquête n'est menée, et les victimes sont laissées avec leur questionnement. Si elles renseignent ce petit document que le médecin leur proposera, celui-ci pourra ensuite le transmettre à l'association locale d'aide aux victimes qui pourra travailler avec la patiente et l'accompagner." 

La cour d'appel de Bourges espère mieux repérer les cas de violence conjugale, avec l'aide des médecins - Radio France
La cour d'appel de Bourges espère mieux repérer les cas de violence conjugale, avec l'aide des médecins © Radio France - Michel Benoit

L'idée n'est pas de transgresser le secret médical ou de faire des médecins, des auxiliaires de justice se défend Mme Tarare : " On ne demande pas au médecin de dire s'il y a des violences ou pas, mais simplement de pouvoir approcher la victime pour qu'on la prenne mieux en charge ensuite. Si elle ne souhaite pas remplir ce petit formulaire, ce sera évidemment son droit. En lui proposant de se rapprocher d'une association d'aide aux victimes, on espère que cela permettra de dédramatiser la situation ; qu'on puisse lui expliquer que son dépôt de plainte ne va pas entraîner forcément une incarcération immédiate de son compagnon. Le but, c'est d'éviter que des victimes restent des mois, parfois des années sans oser franchir la porte d'un commissariat ou d'une gendarmerie."