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Bourges : la justice veut mieux lutter contre les discriminations

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Par , France Bleu Berry

La lutte contre les discriminations, sous toutes leurs formes, réaffirmée comme une priorité de la justice. La cour d'appel de Bourges vient de réunir police, gendarmerie, associations d'aide aux victimes, représentants du défenseur des droits, etc... Avec un mot d'ordre : agir encore davantage.

Services d'enquête, associations d'aide aux victimes, représentants du défenseur des droits, associations, etc... lors de la réunion organisée à la cour d'appel de Bourges
Services d'enquête, associations d'aide aux victimes, représentants du défenseur des droits, associations, etc... lors de la réunion organisée à la cour d'appel de Bourges © Radio France - Michel Benoit

La garde des sceaux a envoyé une circulaire en ce sens aux parquets : il faut libérer la parole, même si la preuve est toujours très difficile à apporter dans ce type d'affaires. Seule une dizaine de plaintes aboutissent à des condamnations dans les trois départements de la cour d'appel de Bourges : La Nièvre, l'Indre et le Cher... mais enquêter, c'est déjà agir...  Trop de comportements discriminatoires ne sont pas poursuivis, estime le représentant dans le Cher du défenseur des droits,Alain Belhadj, tout simplement parce que les victimes ne se manifestent pas : " Pour ce qui me concerne, c'est de l'ordre de 3 à 5 dossiers par an alors que je pourrais en avoir 20, ou 30. Lors de cette réunion, un responsable d'association m'a fait part d'une affaire : une personne qui se fait injurier à la caisse d'un supermarché en raison de son origine. Je vais enquêter et peut-être me rendre dans ce magasin pour que le directeur agisse et que les caissières modifient leur comportement." 

Marie-Christine Tarare, procureur général, près la cour d'appel de Bourges (2eme à gauche) entourée des parquetiers référents "discriminations" dans chaque département
Marie-Christine Tarare, procureur général, près la cour d'appel de Bourges (2eme à gauche) entourée des parquetiers référents "discriminations" dans chaque département © Radio France - Michel Benoit

Le message est donc clair : il ne faut pas garder pour soi une discrimination dont on aurait été victime. Discrimination au logement, au travail, injures racistes ou en raison de son orientation sexuelle... Mohamed Chaab, président de l'association cultuelle Islamique de Bourges, reçoit régulièrement des témoignages de jeunes : " La discrimination à l'embauche est une réalité. On a convenu de faire une réunion par an ici, à la cour d'appel. Pourquoi ne pas inviter les représentants patronaux pour les engager à agir ?"  Mais, dans ce genre d'affaires, c'est souvent la parole de l'un contre la parole de l'autre. Ce n'est pas une raison pour ne pas porter plainte, ou si nécessaire, saisir directement le procureur ou le représentant du défenseur des droits : " Convoquer la personne qui discrimine, c'est déjà allumer un clignotant orange, affirme Alain Belhadj, même si on ne peut rien prouver, et recevoir la personne discriminée, c'est lui  montrer que l'état, et les institutions indépendantes comme la nôtre prennent en compte ses dires et cela incitera à libérer la parole." Sachez qu'un enregistrement, ou une capture d'écran sont tout à fait recevables en justice, ils permettent alors d'étayer les accusations.

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