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Bourges : les prud'hommes obtiennent en partie les postes espérés pour la rentrée de septembre

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Par , France Bleu Berry

Le conseil des prud'hommes de Bourges avait menacé de suspendre ses audiences à partir de ce mercredi. Il fait finalement marche arrière : les responsables de la cour d'appel se sont engagées sur des nominations pour la rentrée de septembre.

Jean-Paul Vadrot vice président, et Reine Aletti, présidente du conseil des prud'hommes de Bourges
Jean-Paul Vadrot vice président, et Reine Aletti, présidente du conseil des prud'hommes de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Deux greffières partent en retraite ces jours-ci et le conseil des prud'hommes n'avait  aucune garantie quant à leur remplacement. Se pose également un problème pour le poste de responsable de greffes : la fonctionnaire, qui a pris ses fonctions il y a six mois, devrait recevoir un avis négatif de sa hiérarchie alors que son travail est apprécié dans la juridiction.  

Sur un plan humain, on trouve que ce n'est pas normal. - Reine Aletti

La présidente des prud'hommes de Bourges, Reine Aletti ne comprend pas pourquoi on sanctionne la responsable des greffes, alors qu'elle est très efficace dans son travail : "Sur un plan humain, on trouve que ce n'est pas normal. Elle est là depuis six mois, dans une période qui n'était pas la plus simple, Elle a assuré ses fonctions le mieux possible et de façon efficace. Je pense que notre avis sur ses compétences et son relationnel devrait être pris en compte. Tout ce qu'on sait, c'est que sa hiérarchie lui reproche un problème de positionnement. Avouez que c'est quand même très flou ! " On lui reprocherait une trop grande autonomie, voire des prises d'initiative. 

L'entrée du conseil des prud'hommes de Bourges
L'entrée du conseil des prud'hommes de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Nous restons très vigilants. - Jean-Paul Vadrot

S'ajoute à cela, le manque de deux greffiers qui se profilait pour le mois de septembre : "Le propre d'un juge, c'est de juger le mieux possible en fonction de faits explique Jean-Paul Vadrot, vice-président du conseil des prud'hommes de Bourges, représentant du collège employeurs. Et pour l'instant, nous n'avons pas de fait nous permettant de penser que l'on fonctionnera dans de bonnes conditions en septembre. C'est pour cela que nous avons décidé de poser les stylos." 

Les propositions faites par la première présidente de la cour d'appel, Mauricette Danchaud et la Procureure générale, Marie-Christine Tarrare, ont permis de désamorcer la crise. Collège employeurs et collège salariés unis dans un même combat craignaient que la mutualisation des moyens, générée par la création du tribunal judiciaire, n'engendre pour toute réponse qu'un renfort ponctuel de greffiers aux prud'hommes. Une solution qui ne satisfait pas Reine Aletti : "Nous, on a besoin d'une continuité de fonctionnement. On a besoin de greffiers qui sont attachés à notre juridiction, et d'un responsable de greffes." 

Des arguments qui ont donc porté : une greffière à temps plein sera nommée aux prud'hommes de Bourges en septembre, un autre poste de greffier fonctionnera à 80 %. Un vacataire et un adjoint administratif compléteront l'équipe. De quoi désamorcer la crise. Quant à la responsable de greffes actuelle, c'est le ministère qui tranchera son sort (sachant qu'un recours sera toujours possible). Mais le président du collège employeur, Jean-Paul Vadrot le souligne : "Nous restons très vigilants et si ces promesses ne sont pas tenues pour la rentrée, nous suspendrons effectivement les audiences à ce moment là. "

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