Faits divers – Justice

Bourges : les policiers en colère créent une association départementale

Par Michel Benoît, France Bleu Berry jeudi 26 janvier 2017 à 14:54

Les policiers en colère, rassemblés devant le commissariat de Bourges
Les policiers en colère, rassemblés devant le commissariat de Bourges © Radio France - Michel Benoit

Les policiers ne manifestent pas qu'à Paris : ils étaient plus de soixante-dix, devant le commissariat de Bourges, à l'appel d'une toute nouvelle association qui se crée dans le Cher : l'association mobilisation des policiers en colère (association mpc)

L'association Mobilisation des Policiers en Colère (association mpc) est née de la base. Ce mouvement se veut apolitique et asyndical. (Au niveau national, ces associations qui se créent localement seront fédérées au sein de l'union des policiers nationaux indépendants, UPNI). L'association MPC 18 revendique 130 adhérents dans le Cher sur Bourges et Vierzon, sur un effectif global de 250 policiers et adminsitratifs... Pour ces policiers, les mesures annoncées en novembre après l'agression des policiers de Viry-Chatillon, ne sont que de la poudre aux yeux. Le compte n'y serait pas puisque sur les 250 millions débloqués par le gouvernement, certaines enveloppes seraient prélevées sur les budgets alloués à la police pour 2017. Pas de quoi calmer le ras le bol des policiers qui dénoncent également des procédures qui se sont encore complexifiées depuis quelques semaines alors que le ministère de l'intérieur avait annoncé une simplification. Le travail des officiers de police judiciaire est donc toujours plus dififcile. Les Policiers en Colère réclament donc une revalorisation de la prime OPJ, au delà du montant de 90 euros, annoncés par le gouvernement. Ils estimentqu'un OPJ devrait toucher une allocation d'au moins 250 euros mensuels. Rémunération insuffisante et problèmes matériels récurrents, malgré l'effort consenti sur l'armement. "A Bourges, expliquent les policiers, on part avec des voitures dont on n'est pas sûr que la radio fonctionne !".

illustration police  - Radio France
illustration police © Radio France - nathalie de keyzer

Si le gouvernement est visé, ce sont surtout les syndicats qui se retrouvent discrédités par ce mouvement initié de la base. Les manifestants n'hésitent pas à égratigner les responsables syndicaux qu'ils accusent de petits arrangements personnels au détriment de l'intérêt du plus grand nombre. Mobilisation des Policiers en Colère, se défend de mener un combat politique à quelques mois de la présidentielle.