Faits divers – Justice

Bourges : un jeune militant communiste agressé par des militants d'extrême droite

Par Michel Benoît, France Bleu Berry lundi 7 novembre 2016 à 18:31

Abdelrrahman souffre de contusions et bénéficie d'un arrêt de travail de trois jours. Ses pommettes sont encore enflées.
Abdelrrahman souffre de contusions et bénéficie d'un arrêt de travail de trois jours. Ses pommettes sont encore enflées. © Radio France - Michel Benoit

Le parti communiste appelle à un rassemblement de tous les démocrates ce mardi à 18h devant la préfecture de Bourges, Rassemblement en soutien au président des jeunes communistes du Cher. Abdelrrahman Aqlibus a été agressé samedi midi par des sympathisants d'extrême droite à Bourges.

Le militant communiste explique avoir été pris à parti par sept militants d'extrême droite, alors qu'il rentrait chez lui après avoir participé à une manifestation en faveur des migrants. L'agression s'est déroulée aux abords de la place Séraucourt. Le jeune homme s'est d'abord fait insulter. Il n'a pas réagi, ce qui n'a pas empêché trois agresseurs de porter leurs coups. Bilan : de multiples contusions au visage, à l'arrière du crane, et au thorax. Le jeune homme de vingt ans s'est vu prescrire une ITT de trois jours. Il en est sûr : ses agresseurs étaient au rassemblement anti migrants du FN samedi matin où ils avaient déjà porté quelques coups à des contre-manifestants. Abdelrrahman affirme aujourd'hui que cet agression l'incite davantage encore à militer pour la démocratie.

La victime, Abdelrrahman, son amie Kenza et Yannick Bedin, responsable du partic comumniste sur la vilel de Bourges. - Radio France
La victime, Abdelrrahman, son amie Kenza et Yannick Bedin, responsable du partic comumniste sur la vilel de Bourges. © Radio France - Michel Benoit

Ses agresseurs au rassemblement anti-migrants

Pour Yannick Bedin, responsable du parti communiste sur Bourges, que ces agresseurs soient membres ou pas du Front National n'a pas d'importance. Ils font partie de la même mouvance. Ces sympathisants sont "souvent le bras armé du parti". Un comportement, selon l'élu communiste qui laisse augurer de ce que serait le climat politique en France si le Front National grandissait encore car "ces hordes là se sentiraient pousser des ailes", estime Yannick Bedin. Le parti communiste n'exclut pas de se porter partie civile dans cette affaire.

De son côté, le responsable du Front National dans le Cher, Jean-René Coueille s'étonne que le dépôt de plainte soit aussi tardif, (deux jours après les faits). Le conseiller régional frontiste affirme faire confiance à la police pour retrouver ces agresseurs. Il rappelle également, que ce sont bien les contre-manifestants qui ont tenté de faire taire les militants FN anti-migrants samedi matin, devant la préfecture. Ce qui a pu énerver certains participants au rassemblement frontiste.